Les baiseurs de coléoptères

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écrire pour se vivre encore et encore, pour jouer avec ses miroirs et ses mémoires. Ecrire pour se voir dans l'autre, pour voir l'autre en soi  [+]

22.03.90 – Niort
Naïvetés, naïvetés... je crois que là est situé le plus gros malheur de l’humanité. La naïveté fait loi en ce moment, à l’heure où les capitalistes et les bureaucrates prétendûment « déstalinisés » bradent les acquis d’Octobre, où Mandela prétend négocier le mot d’ordre pourtant inaltérable « un homme, une voix », à l’heure encore où le gouvernement prétend imposer à l’ANPE et aux postiers des statuts cassant toutes les garanties des salariés et préparant la privatisation sans principes.
Naïfs, ceux qui me rétorquent que je suis un « baiseur de coléoptères ». Naïfs ceux qui, une semaine trop tard, m’ont donné raison sur le principe de convocation d’une AG avec élection de délégués élus et révocables par le personnel. Naïfs, parce qu’ils sont toujours en retard d’un métro et que l’heure n’est plus à la discussion dans les AG mais déjà dans la préparation de la montée sur Paris contre le gouvernement.
Naïve, Christine, quand elle ne comprend pas que seule l’action est humaniste et constructive. Se vendre aux capitalistes, même sous prétexte de ruses ultérieures, n’est ni stratégique ni adulte, tout au plus un glissement prophylactique vers la prostitution.
Le monde va ainsi, les ignorants prétendant connaître le monde et ses secrets vont, au rythme de leurs illusions, lentement mais sûrement, vers le lieu où ils se feront baiser... et ça sera, bien sûr, la faute aux autres ! Vous savez, les autres, ces « baiseurs de coléoptères »...
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