Les apparences sont trompeuses ça se vérifie toujours!

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Elles avaient décidé de faire une balade à vélo dans la forêt de Suzac découverte lors d'une randonnée gourmande . Elles s'étaient dit qu'il fallait qu'elles viennent éprouver de nouveau la quiétude des lieux, la lumière du soleil sur la cime des arbres, les odeurs de sous -bois et de fougères . L'imaginaire avait sublimé chaque instant de cette balade alors il fallait les revivre sans que l'intimité de cette nouvelle rencontre ne soit perturbée par les nombreux randonneurs s'extasiant tout haut de la magie ressentie.

"Elles "n'ont pas besoin d'avoir un nom ou un prénom , une description permettant une identification.
Elles sont qui nous voulons qu'elles soient au bon vouloir de notre imagination .

Reprenons.
Elles avaient attendues le lever du soleil, la lumière du jour,faible derrière les nuages bas ,puis le vent balayant ce ciel tel un
magicien pour faire apparaître du bleu sans nuage à perte de vue.
Elles prennent donc la route équipées du strict nécessaire : papiers, un peu d'argent ,une bouteille d'eau, une crème solaire, les cadenas des vélos , un
paquet de mouchoirs,des téléphones mis sur vibreur. La quiétude recherchée refuse l'intrusion de l'hyper communication !
Les vélos cheminent sur la piste cyclable allant de Royan grande plage jusqu'à l'entrée de cette forêt au nom de rues toutes aussi rigolotes les unes que les autres "rue des cèpes ", rue des girolles"etc
Le temps semble arrêté car aucun bruit à présent . L'entrée dans cette forêt est comme une entrée dans une autre dimension . Le règne humain fait place à la nature majestueuse . Les 2 cyclistes observent, sentent, écoutent cette nature qui donne à vivre des instants uniques : la couleur de chaque arbre, arbuste , l'odeur des fleurs , d'humus, les papillons si rares d'habitude virevoltants près d'elles, à tire d'ailes.
Elles sont subjuguées, envoûtées par cette atmosphère si loin du tumulte de la ville balnéaire remplie de touristes .
Elles se perdent par choix sur les sentiers, une montée se présente , puis une descente, à droite puis à gauche . Les échanges restent les mêmes depuis le début "quelle quiétude !quelle beauté !", la nature nous donne tout sans demander pourquoi . Comme la rose de d'Angelus Silesius. Elle se donne à vivre simplement .
Et,tout d'un coup, l'une plaisante à moitié sur ce lieu isolé où tout pourrait arriver . Et si Guy Georges apparaissait que deviendraient -elles? Mais pourquoi cette angoisse à un tel moment de calme ? Pourquoi penser à cela à cet instant précis. Idée saute ou juste saugrenue?
L'autre la regarde perplexe et au lieu de lui faire entendre raison elle renchérit même sur leur isolement et leur impuissance face à un prédateur humain avide de sang, de chair , de sexe , et quoi d'autre!
Les images de "faites entrer l'accusé "viennent ternir le ciel. Oui elles sont en danger. Quelle imprudence ! Fuyons!!
Les pédales s'enraillent, les passages de vitesse se font difficiles, le nom des rues "rue des rouges gorges"Georges non?!"n'est plus une découverte plaisante mais la peur de finir au bout d'un chemin dans la tanière d'un serial killer.
À gauche, à droite, les montées se font dans la souffrance car l'angoisse atrophie les gestes. Puis un homme au loin, on ne distingue que son profil, il est dans l'ombre, semble à l'arrêt, accroupi. La descente est amorcée faire marche arrière semble impossible .
Il leur faut chasser leur peur passer devant cet homme pour déboucher peut être sur une route plus passante. Appeler à l'aide semble si ridicule qu'elles n'envisagent pas cette possibilité .
L'image de cette homme devient plus nette il semble être habillé étrangement ou serait-ce possible ? Son pantalon est descendu, le cœur des 2 protagonistes à vélo s'emballent plus que de raison dans la descente qui les mène à leur tueur- violeur et qui sait combien d'images passent devant leur yeux !
Les vélos foncent l'homme ne bouge pas à leur passage. Elles hurlent. Il est sans réaction . Mais pourquoi ce pantalon descendu. Elles se retournent et pensent comprendre...cet homme ne tient pas dans ses mains une arme ni même un objet contendant mais un rouleau de papier toilette vide...
Elles se mettent à rire de bon cœur car les esprits se font plus clairs et elles prennent conscience du ridicule de leur folie.
L'homme aura-t-il plus de chance lors d'un prochain passage?!
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