Les années

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C'est injuste, mais certaines années resteront gravées à tout jamais dans nos annales, tandis que d'autres plus discrètes, furtives, conciliantes, celles qui ne font pas d'histoires, tomberont dans l'ingratitude de l'oubli.
Le 21 juillet 1969 à 3h56, heure française.
Des hommes marchent sur la lune !
Ils titubaient comme des poivrots, et la terre entière était prise d'ivresse.
Ça nous a fait tellement rêver !
Mais même après ça, cet inconcevable exploit humain, vous trouverez toujours des grincheux pour vous expliquer très sérieusement que ça a été tourné en studio...
Plus vrai que nature avec la poussière et tout ! Et pour plus de précision, ils vont jusqu'à en attribuer la réalisation à Stanley Kubrick.
Tout, même le dialogue avec la terre, et la belle phrase de Neil Armstrong
« C'est un petit pas pour un homme, mais un bond de géant pour l'humanité »
Ben ! Non ! Ils viennent maintenant vous raconter que c'est la CIA qui a fait le coup ou qui a fermé les yeux et laissé faire le coup.
Tout bidon, que du chiqué !
Pareil pour les attentats suicides du 11 septembre 2001. On tenait les coupables les vrais, ceux qui avaient sué sous le burnous à manigancer toutes ces diableries. Ceux qui n'ont pas hésité à s'envoyer en l'air, à venir s'exploser sur les Twin Towers et le Pentagone juste pour nous emmerder.
Informés, sur-informés, désinformés, sur-désinformés ?...

« 1999 » une année aussi fourbe que les prix hypocrites affichés aux vitrines des magasins. 2000 € fait peur, 1999 € ça paraît nettement moins cher.
C'est fin décembre de cette année-là que le vent a choisi pour faire son voyou et débouler en hurlant dans les rues endormies.
Des alizés, bises, blizzards, risées, et gros mistral on en voit passer au cours d'une vie, et aussi des vents délicats, bienveillants, de petites brises qui s'intéressent à chaque arbre, à chaque feuille, à les faire légèrement tressaillir d'une caresse effleurée en passant, l'air de rien comme par distraction. On en avait connu des violents aussi, mais ce vent là avait comme une envie, une prétention au cyclone, avec au fond de son œil d’apprenti cyclone, une lueur assassine.
Il fallait voir le travail ! Nos tuiles même les lourdes faîtières, soulevées, envolées.
Et le lendemain au bois de Vincennes, un carnage... à en pleurer

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