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L'épuisement du désespoir

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Gandhi Ben

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Suis-je dans le noir ou ai-je les yeux fermés ? Peut-etre les deux. J'ai des griefs contre l'obscurité. Elle qui se saisit amplement de ma course, de ma lutte. Le noir semble collé à moi comme mon ombre. Son activité m'émeut et me révolte. Son volume, grandement évolutif ne peut me laisser sans questions: ai-je franchi le tronçon du noir ou sont-ce mes yeux qui sont fermés ? Puisque je semble déboussolé, dépaysé, inert comme un humain sans vie qu'on alignerait dans les heures à venir à la suite d'une boîte pour l'inhumation.
C'est sous le hangar de ma chambre que je m'occupais de ses questions. Kennedy, mon voisin quelque peu média qui était venu me visiter aux mêmes instants avait trouvé faiblement courtoise ma mine. Il a diagnostiqué sur le champs un accueil dépourvu de bienveillance. Ce qui de ma part est hautement irrégulier pour se priver de dire absent. À sa question "Qu'y a-t-il voisin je répondais :J'étais aux minutes où la question existentielle de ma vie atteint son plus haut degré d'intensité s'emparant de mon coeur et de ma pensée. Je dois savoir d'où vient ce noir qui me surplombe. D'où vient ce noir qui ne cesse de me ceindre. Par ces réponses, Kennedy ne fait aucunement montre d'indignation. Il réplique plutôt poliment : Mon ami, l'influence qu'exerce le noir sur nous tous se fait certainement interminable. Mais si une chose nourrit l'espoir et ravive notre vue en perspective, c'est bien parce que tant qu'il y a la nuit, à son bout il y a aussi le jour. La vie est toujours couplée à l'espoir. Seule la mort en est décousue. Se demander si ce noir provient du dehors ou du dedans, c'est légitime et crucial. Crucial pour un bon combat et une mise à profit du lendemain. Crucial pour changer le cours des choses. Merci voisin Kennedy, répondais-je. Ta visite m'a soulagé et ma soif de réponse à ma situation s'est désaltérée. Plus que jamais je suis revigoré et aguerri. Je me sens bâti désormais avec évidence qu'en dépit de ce noir dont la source pourrait monter à moi et à mon environnement, je verrai un jour la lumière. Je verrai un jour le clair. C'est une promesse d'un lendemain brillant de l'endurance. Merci Kennedy une fois encore. J'acquiesce combien "deux valent mieux qu'un". Et je déclame mon âme. Bonne soirée à toi Kennedy, toi qui as transporté les meilleurs conseils jusqu'à chez moi pour me les prodiguer à point nommé.
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