Lendemain de Saint-Valentin

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Je commets de la poésie, ensuite des récits et des histoires courtes, des notes de lecture et d'écoute de CD, enfin des nouvelles, elles aussi courtes. Je n'ai pas demandé à écrire, mais je  [+]

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Je m’appelle Martine, j’ai vingt-sept ans, j’aime les nuits délicates, chaudes dans les cœurs, torrides sous la couette et disons-le : j’aime faire l’amour.

Je sors avec André depuis presque deux mois. Un record ! Les hommes me fatiguent vite. Ils veulent tout, tout de suite, là maintenant. Puis, au bout de deux jours, ils me collent aux basques. Ils deviennent amoureux. Alors, c’est le téléphone toutes les dix minutes.....
- Ah ! Non, tu exagères, je ne t’appelle qu’une ou deux fois par jour.
- C’est pareil. Cela m’énerve. Lâche-moi les baskets.

Au début, il me l’a jouée cool, cette relation. En ne se montrant pas trop pressant.
- On se revoit quand ?
Mais très vite, il aurait aimé venir tous les soirs. S’installer, quoi. Nous n’en sommes pas encore au stade où il faut partager les frais, alors, moi, je veux garder mes distances.
- Tu ne veux plus de moi ? Déjà ?
- Bien sûr que non. Mais chacun chez soi.

S’il continue à me tanner, je vais le larguer avec perte et fracas. Des mecs comme lui, il y en a à la pelle. Je ne vais pas me mettre un fil à la patte à mon âge ! Pendant qu’il y est, il ne veut pas construire une maison avec moi ? De toute façon, je suis en CDD incessants, donc je n’aurai pas de prêt, na voila ! Hier matin, j’ai été un peu sèche avec lui, je l’ai menacé de rompre notre relation. Je l’ai senti décontenancé. J’espère qu’il a compris.

Hier soir, c’était la Saint-Valentin. André est passé me chercher et nous sommes allés manger une pizza dans une auberge célèbre pour ses trois cents bières. L’ambiance, le personnel et le repas étaient parfaits. Même André s’est révélé à la hauteur de l’événement : prévenant, drôle, parlant tranquillement. Une soirée de rêve que nous avons poursuivie en boîte. Une petite heure à danser langoureusement sur des musiques adaptées à la soirée.

Puis ce fut une nuit comme je les aime :
- De l’amour, de l’amour, de l’amour, comme le chante Johnny.
Finalement, nous sommes tombés de fatigue. Je ne sais même pas à quelle heure nous sommes tombés. Morphée m’a accueillie les bras grands ouverts et j’ai succombé.

J’ignore combien de temps j’ai dormi, mais voilà que je m’éveille. Les volets à claire-voie m’indiquent que l’aube pointe le bout du nez. Mes yeux s’habituent à la semi-pénombre et là, c’est le choc : André n’est plus dans le lit. Je l’appelle : pas de réponse. Je me lève et je cours jusqu’à la cuisine : personne. Je sors de la maison : sa voiture n’est plus là. Je reviens dans la chambre, j’allume la lumière et je trouve un mot sur la table de chevet :
- Martine, je crois qu’il est préférable de ne plus se revoir, au moins quelque temps. Je n’ai pas l’habitude de me faire tancer comme tu le fais et notamment comme hier. Rassure-toi, je garderai un beau souvenir de toi. Je t’embrasse.

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