Le V.A.N.G

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Très heureux de faire partie de la communauté de Short edition. Tombé très jeune dans la marmite de la science-fiction et du fantastique. Au plaisir de vous lire  [+]

Le colonel James O’Brian de l’armée de l’air américaine eut l’impression d’un grand chamboulement à l’intérieur de son cerveau. Connu pour son appartenance acharnée au mouvement pacifiste américain, sénateur notoire, il n’était point du genre à se livrer à des beuveries et autres manifestations de ce genre, pour mériter une telle migraine et une telle mésaventure. Couché à même le lit, les yeux éveillés, il observa d’abord le plafond puis réalisa qu’il se trouvait sur un lit jumeau en l’occurrence. Il vit un matelas et des planches de bois.
- Bon Dieu, dit-il, où suis-je ?
Il se redressa et se retrouva en position assise. Il regarda autour de lui. Il lui semblait bien désormais sans équivoque, qu’il se trouvait dans une cellule de prison.
- Joli tableau, n’est-ce pas ! dit une voix féminine au dessus de sa tête. A votre accent, je devine que vous êtes américain. Rosalie Martin sauta de son lit. Elle occupait la couchette supérieure. Etudiante à Oxford dans sa jeunesse, elle n’eut aucun mal à s’accommoder au langage du colonel.
- Il semble bien, poursuivit-elle, que vous et moi ayons commis une grosse bêtise pour nous retrouver ici... en prison. Pourtant je n’en garde aucun souvenir, comme c’est curieux !
- Crénom ! entonna le colonel, je n’y comprends rien. Je me souviens de peu de choses. Notre avion qui décolla de Puerta de Oro à Hawaï. Je voyageais sous escorte. Nous étions quelques sénateurs, nous devions nous rendre à un briefing. Puis soudain...plus rien...Et vous comment vous êtes vous retrouvée dans cette geôle ?
- Permettez-moi de me présenter, Rosalie Martin, née à Toulouse en France. Employée comptable chez Reynods et fils depuis Novembre 1937. J’ai actuellement 33 ans. Aujourd’hui je me suis rendue à mon travail à 7H30, et vers 17H45 j’ai rejoins mon appartement à pied. Avant j’ai fait un bref passage par le siège du parti pour y déposer un papier...Oui je milite pour un parti écologique...Je me souviens d’un léger malaise et je me suis évanouie. A mon réveil, me voilà ici. J’ignore où nous sommes, mais probablement nous avons été arrêtés par la police...Comment se fait-il cependant...comment... avons nous fait pour nous retrouver ensemble ici, vous qui voliez au dessus du pacifique et moi qui me trouvais aux antipodes ?
Dans la cellule en face d’eux, quelqu’un venait de se réveiller. Une forme indistincte toisa Rosalie et le colonel. Ces derniers ne purent s’empêcher de pousser un cri d’effroi...

Oguck ackla zet opnup ? dit la plus grande des deux créatures d’un ton amical et cordial.
Deux énormes têtes aux yeux protubérants et sans appendice nasal les dévisageaient. Il se dégageait cependant, une douceur animale dans leur regard et dans leur gestuelle. On pouvait y lire la peur également. Bien que les créatures s’échinaient à essayer de se faire comprendre, la communication demeurait impossible. L’un d’eux se mit à gribouiller sur le mur. Il expliqua que l’autre créature était son épouse. Que son peuple venait de connaître les pires heures de son histoire, leur souverain était un tyran...Alors que les soldats s’approchaient de leur maison pour les assassiner, ils perdirent connaissance. A leur réveil, ils se retrouvèrent dans cette cellule.
L’immense cargo continuait son périple à travers cette galaxie connue sous le nom de code PX 139 T. D’autres cargos du même type parcouraient d’autres galaxies. Le commandant en second du vaisseau Romulien s’adressa à son supérieur en signalant d’un geste du menton sur l’écran une planète...
- Encore un peuple qui semble s’autodétruire Grand Chancelier dans un quelconque conflit, une première explosion a eu lieu, suivie d’une autre, sensiblement égale d’intensité. Nous passons à l’action votre honneur...Sans le savoir le commandant en second faisait référence à Hiroshima et Nagasaki...
Dans le silence sidéral, le cargo continuait sa route sans encombre. Leur but et leurs espoirs demeuraient intacts : trouver une planète habitable où tous vivraient en paix.
Sur le flanc de la coque une inscription, ou plutôt un sigle de six lettres romuliennes, que les terriens pourraient traduire ainsi : Vaisseau de Arche Noé Galactique.
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Safia Salam · il y a
Ce ttc me plaît beaucoup ! Pour l'idée et votre façon de la traiter.
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Henri de BASKERVILLE · il y a
merci Safia
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Ginette Flora Amouma · il y a
Vous aimez naviguer dans les espaces galactiques .
Notre bonne vieille terre est-elle si inhospitalière ?

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Henri de BASKERVILLE · il y a
eh bien, il n'y a qu'à regarder l'actualité Ginette...
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Ginette Flora Amouma · il y a
Je suis d'un naturel optimiste et je crois toujours au beau , au bon et au bien .... n'en déplaise à certains ! Si je n'y crois pas , qui va y croire ?
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de l air · il y a
Court mais efficace... et terriblement crédible...!
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Henri de BASKERVILLE · il y a
merci...
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Long John Loodmer · il y a
Toi le VANG, moi l'OVMI, je vois que nous faisons tous deux dans la SF dérision.
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Henri de BASKERVILLE · il y a
Merci Long John, j'irai vous lire et commenter .
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Jeanne en B · il y a
Malheureusement je pense que le V.A.N.G n'est pas prêt de trouver une planète habitable où tous vivront en paix.
Il y a si longtemps que je n'ai pas entendu/lu "Crénom" que j'en ai souri.
Bonne soirée !

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JLK · il y a
Bienvenu sur Short, Victor, et bonne route à L'Arche de Noé galactique.
Dans "Le livre des Darons Sacrés", de Pierre Devaux, une savoureuse
relecture en argot d'épisodes de la Bible, Noé baptise ainsi son arche :
" Le Reluge".