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YanNike63

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Théo vit dans un petit appartement typique d’un jeune couple. Théo est dans la cuisine, assis par terre, adossé contre le métal froid et blanc de leur réfrigérateur.

Tout recroqueviller sur lui même, ses bras enlaçant ses genoux : il pleure !

De grands flots de larmes continuent, descendent le long de ses joues et vont s'échouer sur le sol. Mais le sol est déjà bien mouillé par ses Adidas ruisselantes. Il pleut à grandes eaux dehors et il venait tout juste de rentrer chez lui quand il a découvert le drame.

Ses sanglots déchirants ne cessent pas, l'immense tristesse qui l'habite contraste totalement avec les photos égayantes aimantées sur la porte du frigo, au-dessus de sa tête. Quelques clichés de familles et de bons moments passés avec leurs amis, mais principalement des photos de lui et son petit-copain, affichant de grands sourires emplis de réel bonheur.

Soudainement, pris d’un élan de motivation, il relève la tête, tente de réfréner ses sanglots, il essuie ses larmes et se met debout.

Il se dirige au dehors de la cuisine, pour remonter lentement le couloir qui mène jusqu'à leur chambre. Au beau milieu de celui-ci, traîne un vêtement qu’il n’avait pas remarqué lors de son précédent passage.
Tout en constatant qu’il avait été négligemment abandonné ici, il le ramasse. C'est un short bleu, qu’il n’avait jamais vu auparavant. Un short de sport d’une grande taille, mais plutôt court, taillé dans une toile visiblement résistante.

Il arrive face à la porte de leur chambre, restée légèrement ouverte. Il la pousse avec beaucoup d'appréhension à la vue de ce qu’il allait revoir. Mais la scène avait changé.
Son copain est maintenant assis au bord de leur lit, le regard dans le vide, absent de toute conscience. Tandis que le complice du crime est toujours là. Debout devant le lit conjugal, complètement nu.

Il exhibe fièrement son corps sexy, agrémenté de sa grosse aubergine encore pleine de vigueur, maintenue par le moment qu’ils venaient de consommer ensemble. Sa musculature volumineuse, notamment très prononcée au niveau de ses cuisses hypertrophiées, confirme clairement que le short est le sien et qu’il est très probablement rugbyman. Le sourire à peine retenu qui illumine le visage du bellâtre fait remonter avec douleur les sanglots de Théo.
Avant que de nouvelles larmes n’arrivent à ses yeux, il lui balance son short à la figure, en lui ordonnant droit dans les yeux :

- Dégage de chez nous maintenant !

Puis Théo leur tourne rapidement le dos, pour dissimuler les pleurs qui le submergent de nouveau. D’un pas pressé, il quitte leur chambre, il quitte leur appartement pour retourner dehors errer sans but sous la pluie. Cette pluie diluvienne est son unique compagnon de route, pour accompagner ses pleurs tout aussi diluviens.

Quelque chose vient de radicalement changer. La confiance est à présent totalement brisée. Plus rien ne sera comme avant !

Un fantasme réalisé vaut-il une vie de couple brisée ?
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