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Le roseau penchant

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Pierre Lieutaud

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Ubu roi, boom économique, immigration, impossibilité de faire face au monde sans aide extérieure, culpabilité, mépris, refus de donner, de comprendre, avenir désinvesti, nez dans le guidon du présent, libéralisme, individualisme voulu, promu, obligé, pouvoir politique en panne d’idée, réduit à ne fonctionner que par copier-coller des injonctions libérales....L’homme d’ici oublie celui d’ailleurs, le chef d’ici oublie l’homme d’ici, et puisque le monde l’oublie, l’homme oublie le monde.. Il se construit un petit monde à lui d’exigences, sans rien donner, sens unique mortel, repli sur soi, identitaire, communautaire, familial, personnel. Tout n’est plus que mono, parental, familial, régional, national, le plus petit commun non multiple est sans cesse recherché, l’homme est devenu un dieu de pacotille, un surhomme de rien du tout, un roseau penchant, résultat des meli melo philosophiques irréels, mal digérés, imposés, utilisés, politisés, édictés par des penseurs européens en panne de sens, balayant les idées pour trouver une post-révolution compatible avec la révolution passée, une continuité de tenants et d’aboutissants, de tenons et de mortaises, un nouveau monde de l’esprit qui pourrait remplacer enfin celui des rois et de Dieu, celui des théories de papier qui ont fait naître des Janus sanguinaires, rois et dieux a la fois, pouvoir de vie et de mort sur les sociétés et les individus.
Europe décomposée, hommes déboussolés, un peu de Marx par çi, un peu de Freud par là, Europe d’où tout est parti, cerveau vibrionnant qui s’éteint doucement, monde fier qui se meurt, melting pot, Pol pot, poule au pot...ce qui a été essayé n’est plus, sus aux rois déchus, mort a Dieu, Lève- toi, Lazare, revoilà l’individu, le repli de l’homme sur l’homme, les petits mondes clos, le non vouloir d’un avenir, la non réflexion sur demain,
Après moi le déluge, Mais le déluge est là...Au secours ! Il n’y a pas de secours, sur l’humus des corps ensevelis, des villes écrasées, des fusillés, des violés, des suppliciés poussent les fleurs carnivores des théories philosophiques et retournent encore les mêmes mots, Revoilà Marx 2, Freud 2, ils annoncent l’étoile, demain c’est la démocratie. Sur son berceau se penchent un âne et un bœuf. J’ai déjà vu ça. Tu le verras encore, toi ou tes descendants, les comètes du passé ouvrent l’avenir comme un fruit mur, une femme qui se donne et dedans il n’y a rien, rien que le néant, réponse à tous les mots...



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