Le revers de la médaille

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Triste supplice, finiras-tu un jour ta course ? Comme un petit tigron (hybride issu du croisement d’une lionne et d’un tigre), je marchais dans cette jungle sans savoir à l’avance où je devais nicher mes pieds où ne pas les nicher. Je me posais souvent la question avant ce drame. Préambule absurde, protecteur absent, solitude étrange, cœur au bord du gouffre. La descente aux enfers commença à l’âge de cinq ans je me suis accroché à cette si courte période de ma vie où tout allait si bien. Pour un enfant de cet âge quand la vie te montre sa seconde face sans crier gare on se perd. Pourtant difficile d’imaginer un si grand malheur pour un si bel avenir. De tes malheurs, de tes échecs, tes regrets et tes doutes, de chaque rencontre inattendue tu apprendras à mieux te connaitre ; tu trouveras ceux pour quoi tu te bats nuit et jour et quand tu tombes relève toi tout seul. Parfois nos bêtises améliorent notre monde ; « Tout n’est pas si facile même pour un bel instrument ». Et pour créer cet avenir brillant tu dois te battre encore plus que les autres.









Je vais vous babiller les ramassis d’histoires qui ont jonché cette vie de seulet, épicé de rares moments de paradis, instant magique évincé, pire cauchemar aux allures de squale famélique à l’affut de sang. Je me souviens encore de ces heures à anticiper que mon paternel vienne me rouler pour de vastes espaces de conférence intempestive à finalité éducatrice. Celui qui m’as le plus marqué et dont je me souviendrai toute ma vie, lésion dramatique apparu un soir où je vis mon père tabassé ma mère pourtant infirme juste parce qu’elle était venue s’asseoir à même le sol dans le couloir qui menait à sa chambre. Je devais être au primaire et ce soir-là, ma mère avait décidé qu’on aille s’installer chez mon père pour un temps. La vue de ma maman rouspétant d’affres sous les saccades de paturon de mon père m’avait obscurci. C’était mon rôle, mon devoir, ma mission de protéger ma mère, mais seul à cinq ans que pouvais tu bien faire contre un père complètement ivre ? Ma mère voulait à tous pris que j’apprenne de mon père, ils se disputaient souvent dès fois à cause d’une pension qu’il n’a pas donnée, d’autres fois à cause d’une visite manquée. Tout ça pour que mon éducation ne soit pas torchonnée.

Ma mère vient d’une souche assez réservée de neuf lardons, quatre filles et cinq garçons. Mon grand-père était fermier et grand-mère prenait soin de la maison. Ma mère obtint ses diplômes primaires et secondaires dans son village natal et vint continuer ses études à la capitale. Et ce fut là qu’elle connut mon père et de cette rencontre je fus né. Fruit défendu qu’ils n’auraient pas dû goutter ensemble en tous cas. Ma mère me racontait souvent sa vie avec mon père, les aventures qu’elle avait eu avant mon père et tous ce que je retenais c’est qu’elle aurait mieux fait de ne pas le rencontrer ; elle aurait eu surement une meilleure vie.
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