Le retour des arbres

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Peintures, Dessins, Textes, de l'inspiration à la création. Michel LAURENT-DREUX peint croque chantonne. Michèle - SAM crayonne chantonne écrit. La Nature leur prête ses ailes. Depuis l'île de  [+]

Image de 2015
Ce matin Camille à téléchargé l’appli ARBRE sur sa tablette.
Tiens, ça me fait penser à quelque chose. Mais à quoi ?
Alors Camille va sur l’application.
Oh ! Elle voit... des arbres.
Il faut que je téléphone à Théo !
- Allo Théo, c’est moi, Camille ! Faut que tu viennes à la maison et vite !
- Pourquoi ? Qu’est ce qui se passe ?
- Ben voilà...
Théo arrive aussi vite qu’il peut.
- Waouh ! Des arbres ! Ils sont beaux !
Le temps passe. Camille décide d’aller camper dans la forêt dont elle a trouvé le nom et l’emplacement avec l’appli. Son tonton, qui a toujours cru aux vrais arbres, est d’accord pour l’accompagner si sa maman accepte.
- Voilà Maman, je voudrais aller camper avec Tonton dans une forêt !
- Tu en es sûre ? Parce que la forêt, ça n’existe pas !
- Haaa !!!
- C’est dans l’imagination !!!... Bon ! D’accord, tu peux y aller !
Le méchant chef de village l’apprend et calcule :
Si cette petite réussit à trouver mes arbres, ce que j’ai toujours essayé de cacher à la population pour les garder pour moi seul, je serai banni de ma place de chef !
Camille trouve les arbres, ils ressemblent à de la guimauve.
Le tonton fait remarquer à Camille que l’appli émet un signal particulier. ‘’Un monsieur est resté prisonnier dans cette forêt’’ peut elle ainsi lire. Ils campent néanmoins dans la forêt.
Deux jours plus tard, elle rapporte des graines et la photo des arbres.
Le chef menteur se fait bannir. Quelques années plus tard, Camille devient la chef.
Un jour elle rencontre un homme vêtu d’un habit tout bleu avec de petites chaussures noires, accompagné d’une sorte d’animal tout orange, qui lui déclare :
-Très chère, merci beaucoup !
-Pourquoi ? demande Camille au monsieur.
-Je vais vous expliquer : Vous m’avez libéré d’un mauvais sort qui me tenait prisonnier dans cette forêt.
-Quand j’étais une enfant ? C’est grâce à l’appli !

Raniyah Lala, 8 ans








Ce matin, Camille a téléchargé l’application inconnue.

Elle découvre de belles photos sans pouvoir mettre un nom sur le sujet représenté.

A dix ans ? Mais dans quel monde vit-elle ?

Flash… ‘’ARBRE’’ ! Mot-son sans image ni sens, pourtant d’une ampleur particulière mais fuyante devant toute approche de sa conscience vive.

Car dans la réalité, d’ARBRE, doux comme de la guimauve, point ! Le tyran de la cité les a fait disparaître et tout ce qui était en rapport avec eux, jusque dans le souvenir de la population de la ville. Il ne veut les partager avec personne.

Lui seul voit ‘’SES ARBRES’’ du haut de son appartement aménagé au sommet de l’immeuble-tour qu’il occupe.

Camille montre les images à Théo. Si personne dans sa famille ne croit aux ARBRES, il lui fait confiance. Ils décident de…

Les voici sortant de la ville un matin sans classe. La fillette, d’instinct, marche résolument. Le ciel est vide d’oiseaux. Pourquoi ?

‘’C’est ici ! Regarde ! Comme c’est beau !’’ s’exclament-ils soudain à l’unisson.

ARBRE ! Le mot retentit, éclate, explose tel une bulle irisée, se fait chair, s’imprime dans le ciel pour les deux enfants.

ARBRE. FORET.

Un voile se déchire, un pan d’histoire s’effrite, une montagne de mensonges s’écroule.

Camille prend des photos de ‘’LA FORET’’ pour les ramener à son peuple, ramasse DES GRAINES. Théo fait de même.

Un gentil monsieur en orange habite dans LA FORET. Mais il ne peut la quitter, en expiation d’une faute commise naguère.

Seule une jeune fille pourrait le délivrer de ce sortilège.

Comment se passe la rencontre ? Nous pouvons l’imaginer.

A leur retour en ville, les enfants racontent, montrent, produisent leurs trouvailles.

Les langues, les mémoires étouffées se délient. La population dupée durant des décennies comprend, gronde. Les plus jeunes découvrent la vérité sur les ARBRES.

Mais comment les ramener de la forêt en ville ?

Les GRAINES ! Elles seront plantées, l’égoïste chassé par le peuple. Les oiseaux réapparaissent.

Le gentil monsieur revenu est élu au poste de premier magistrat. Il coordonne la replantation. Les botanistes composent avec les artistes, bientôt la ville grouille de vie, de rires, de gazouillis d’oiseaux.

Camille, à l’âge adulte, poursuit l’œuvre, l’urbain devient le point de fusion pour tous ceux qui aiment la nature. Cette dernière, choyée, bien intégrée, prospère, leur rend au centuple un plaisir partagé.

Sans les ARBRES, on ne peut ni vivre ni rire !

Afa, 64 ans



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