Le pouvoir par le récit

il y a
2 min
6
lectures
0

Ouragan de messages textuels informatiques, Picturales et Terrestres, les symboliques s'accumulent Sur l'océan dense électrique Et la violence virtuelle économique D'une gigantesque bulle:  [+]

Celui qui raconte l'Histoire a raison. Celui qui raconte l'Histoire est le Créateur aussi longtemps que dure son récit. C'est-ce qui nous mène à la parole, au pouvoir, à l'écriture et à l'enfantement. Tout ce qui est créé et évoqué est le prolongement de nous-mêmes.


On prend son adresse dans un paradis artificiel, créé de toutes pièces avec les suspensions publiques de l'incrédulité subventionnée, mais ensuite on ne veut pas lâcher sa place dans l'encart conquis sur l'esprit et la croyance du public. C'est le problème de toutes les âmes, elles veulent se servir, mais non pas partager la substance divine, et mêmes ceux et celles qui se retirent du jeu ne veulent pas de concurrence, ce qu'ils trouvent par essence dans la solitude.
Tout le reste n'est que spectacle, et amour cupide du spectacle.

Je crois que je vais repeindre la pièce en blanc. Trop de couleurs synthétiques, trop d'appétits voraces, de rancunes tenaces, manque d'alacrité, allégresses du samedi sans école, des anniversaires et des jeux sans malice, j'acquiesce à la joliesse du papier peint lisse, et laisse le théâtre aux comédiens de métier.

J'aimerais que tu t'exprimes , que tu repeignes tes motifs sur le fond des choses, mais tu ne fais qu'émettre des appréciations qualitatives, et hors de propos, puisque je ne te demande pas de noter mon récit, je te propose une modification concrète et sincère de nos réels.

Le jugement de valeur ne résoudra pas nos problèmes. Trouver le coupable parmi les valeurs suspectes ne crée que des ennemis publics, mais pas le soulagement dudit public. Le mélange absolu des catégories dans un fatras de règles incompréhensibles ne fait pas société.

Il est peut-être temps de rebattre les cartes. De diviser l'espace entre les récits contradictoires, et de s'en tenir au simple et au vraisemblable pour composer un kaléidoscope admissible de ce qu'est l'être humain.

Il est temps que chaque récit engendre un.e Dieu/Déesse/Divinité individuel.le et individué.e, et que nos contradictions ne nous mènent que rarement dans l'arène de la violence, et toujours pour le duel, et non pour le tous contre tous suivi du tous contre un (cf la société du bouc-émissaire, René Girard).

Mais puisque personne ne réfute la bataille, ma proposition en tant que Démiurge provisoire de cette courte histoire est la suivante: excluons le Mensonge du jeu, et notamment en direction des enfants et des simples d'esprit.
Ne dites pas qu'il s'agit d'une entraide quand c'est une compétition. Ne dites pas que la compétition est juste, alors qu'aucun joueur actuel n'a pu choisir les règles. Ne dites pas que la société possède un ascenseur, alors que c'est le siège d'un château-fort construit en os plaqués et compactés d'arbres animaux et de bêtes humaines.
Ne prétendez pas qu'il y a des catégories abstraites reconnaissables parmi nous, tout en prétendant qu'on ne peut en tenir compte, tout en prétendant qu'on peut empuissanter les uns sans déposséder les autres, et s'étonner que le dépossédé se défende tandis que personne ne veut se dévêtir.

Changer le monde, c'est toujours moduler le statu quo, et en réalité personne ne veut s'adapter, chacun veut adapter les autres.
Chacun veut faire de son altérité une brique confortable à encast(r)er dans son lego, et jouer la partition du récit qu'on a savamment composé pour tant d'occasions.

Il s'agirait au moins de faire tourner l'attribution des rôles.
Personnellement, je suis "contre le privilège, non parce qu'il est immoral, mais parce qu'il est irrationnel" (Tolstoï, Anna Karenine). Il n' y a pas de mérite. Il n'y a que des places de conteurs réparties au départ, et que vous vous acharnez à défendre.

Voici mon récit. J'étais le Démiurge le temps d'une lecture. J'attends ton récit avec impatience. Ne me raconte pas le message officiel. Je connais le message officiel, et ses émetteurs potentiels. Propose-moi un compromis de réel acceptable. Propose-moi la paix, et s'il te plaît, attends d'être sûr que je la refuse avant d'attaquer.

Je propose de rebattre les cartes, de redéfinir les règles dans un langage simple et sans mensonge.
Veux-tu jouer avec moi?
0

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,

Vous aimerez aussi !