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Le plaisir de la chair

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Katsi

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Je monte l’escalier, je sais qu’elle sera là.
Le bruit de la porte, cachée sous le drap, elle a l’air endormie.
Elle sait que je suis là et ses rêves prennent formes.
Sous souffle s’accélère, son envie se répand
Dans son corps étendu qui n’attend que le mien.
Elle a chaud de partout et ne sait déjà plus
Comment garder en elle ce trop-plein de désirs.
Elle ne peut retenir ni un soupir ni sa main sur son sexe.
Tandis que mes vêtements s’éparpillent dans la pièce
Les yeux bandés, ses lèvres m’appellent.
Depuis des jours elle l’attend ce premier geste, ce premier contact
Je touche ses cheveux, surprise, elle ignorait
Quelle partie en premier aurait ce privilège.
Elle n’en peut plus d’attendre ses doigts me cherche.
Quelle bonheur de toucher enfin, de retrouver son souffle,
Ses muscles fermes sous mes doigts, mes fesses qu’elle aime tant.
Dans un même élan nos bouches se retrouvent
Elle avait oublié le gout de l’évasion
Déjà ses dernières décences capitulent
Je la sens molle dans mes bras, tout à moi.
Pourtant, insensiblement les rôles se sont inversés
Je ne suis plus que l’esclave de ses ardeurs.
Elle écarte les jambes, je sais ce qu’elle attend,
Je goute son envie à son bouton d’amour
Des gémissements me parviennent, je ne me suis pas trompé
Sa vulve gonflée présage de son plaisir
Elle le distille, elle en a temps manqué
Le laisse ruisseler dans tout son être, de tous ses sens
La chaleur de ma bouche monte dans son bas ventre
Sur son nuage de milles délices, impatiente
Elle la voudrait en elle cette verge déjà dure
Elle essaye de la prendre, m’en veut de résister
Son ventre appelle, son vagin coule d’envie
Tout son corps crie et je le prive encore,
Mille baisers éparpillés ne suffisent plus
C’est mon sexe qu’elle veut et je m’enfonce en elle.
La rivière à quitter son lit, les vagues ont submergés la digue
Tout à son plaisir, elle distille une à une chaque goute
Imprimant dans sa mémoire ces moments si fugaces
Ses sens à l’affut ne laisse rien passé,
Chaque parcelle de son sexe savoure son bien être
Chacun de mes mouvements décuplent son régal
Elle crispe son vagin, son appétit grandi
Des cris s’échappent qu’elle ne peut retenir.
Elle ôte le bandeau qu’elle avait sur les yeux
Brusquement tout bascule
Une autre besoin encore plus forte, plus pressante
Elle éjecte mon membre qu’aussitôt
Dans sa bouche elle enfourne avec délectation
Elle suce mon gland ses yeux disent le régal
Ma verge est un ravissement, une friandise,
Qu’entre ses lèvres mon membre lui procure
Elle le prend dans sa bouche jusqu’à s’en étrangler
Ses doigts partent explorer
Les endroits de mon corps qui aiment la luxure
Ses ravissements rendent ses seins douloureux
Elle me fait comprendre qu’il me fait les toucher.
Mes caresses la soulagent, ses yeux me le disent bien.
Comme ils me disent aussi le désir
Qu’elle a de me voir jouir.
Elle écarte les cuisses je m’y enfonce, profond.
Les anneaux de son sexe qui enserre le mien
Quelques mouvements de nos reins
En un cri unique nos corps sont libérés.
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