Le Paradis de Métal, Conte.

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handicapé psychique schizophrène paranoïaque et ancien toxicomane, j'ai fait éditer mon poremier roman"Aftershock 2029" chez Sydney-Laurent. J'ai deux ou trois autres romans et un petit recueil de  [+]

Le Paradis de Métal, Conte.

Gedder vivait dans la triste époque du pétrole roi. La plupart des objets de son quotidien était faits de plastiques et de polymères, alors que lui avait grandi son enfance à la fin du XXème siècle, lorsque toutes les canalisations et tous les objets étaient faits de métal.
Dans sa tête, il était nostalgique du Saint Siècle du non-jetable et du non-recyclable.
Un jour, alors qu’il remuait la même pensée en s’achetant une bouteille de soda à une machine à douceurs, il aperçut non loin un de là un mendiant qui faisait la quête pour se payer à boire, c'est-à-dire quelque boisson sans alcool, pour se réhydrater.
Or, il s’avéra que Gedder était dealer d’ecstasy’s. Il en avait une pleine boite à pillules, une boite de pillules de Seresta 50Mg pleine d'ecstas. La triste vision du mendiant qui faisait mendicité pour se désaltérer lui fendit profondément le cœur, malgré les ressentiments de race qui empoisonnaient l’atmosphère de son époque.
Car Gedder était un Sinogermain, plus asiatique que caucasien. Il se retint de boire dans la bouteille qu’il s’apprêtait à consommer, et y glissa une pilule d’ecstasy.
Le temps que la pillule se désagrège dans son Neo-Pepsi, il fuma une cigarette tout en observant le pauvre vieillard à côté de la machine à douceurs, l’observant du coin de l‘œil. Le temps pour la cigarette de se consumer, ils restèrent quelques minutes à s’observer.
Puis Gedder traversa la rue qui les séparait, et s’adressa au vieux mendiant en lui tendant sa bouteille de Soda, dans un geste d’entraide céleste.
Le vieil homme accepta le présent, visiblement avec humble gratitude. Etait-ce un simple mendiant ou un Dieu? Gedder se posa la question, inspiré à cet instant par ses anciennes leçons de mythes et tragédies grecques reçues pendant sa jeunesse au lycée.
Gedder, conscient que le pauvre homme allait se tapper un trip d’Amour Universel et Platonique, lui proposa de passer la nuit avec ses amis dans son appartement non loin de son coin de vente d’ecstasys.
Une fois chez Gedder, les effets de l’ecstasy se firent jour dans la tête du Mendiant. Celui-ci commença à entrer en extase de ses sens et de son esprit, goûtant à l’Amour Fou de Dieu pour ses créatures. Et il commença à tripper et à discuter avec Gedder, tout en transe.
«Je m’appelle Reggen, un des Dieux Dyonisiens.» se confia t-il
«Par le biais de ce corps de mendiant, tu as fait grande partie de la volonté du Ciel. Je te suis éternellement reconnaissant de m’avoir ouvert les yeux sur la véritable nature de notre monde, par delà les sens du corps et de l’esprit.»
«Fais un vœu céleste, et je te l’accorderais.»conclut-il.
Gedder, alors complètement sous l’emprise d’un fix de cocaïne, lui demanda d’acquérir le don de transformer tout ce qu’il voulait en métal, allant de la fonte à l’acier chromé inoxydable, selon les souhaits de sa volonté, et que ce pouvoir lui soit lié à jamais à son Karma, par delà les Temps et la Matière.
Il devint ainsi le Maître du Fer, ayant pouvoir de transformer les vils matériaux en matériaux de métal. La première chose qu’il fit fût de transformer en fonte la canalisation en aluminium de sa douche, et les volets de ses WC en acier chromé inoxydable.
Plus tard, il entreprit de changer en acier inox ses gobelets de plastiques qu’il avait comme verres, ainsi que ses objets précieux en résines.
Comprenant qu’il était devenu un Maître du Métal, carrément un Dieu, il comprit qu’il n’avait plus à vendre des pillules d’ecstasy pour vivre, et fit monnayer les fruits de son don en termes de services, selon les coûts du marché.
Son Pouvoir demeurait en lui tant qu’il puisse protéger, nourrir et abriter le pauvre Reggen. Ce fût un peu difficile dans les premiers temps, puis les deux hommes ne se quittèrent plus.
Devenant rapidement riche, il alla vivre en Union Asie Pacifique pour continuer son nouveau travail et en faisant des dons en métal transmuté envers les pauvres durant ses errements en Union Asie Pacifique.
Une fois l’Union Asie Pacifique blindée de Métal, il alla finir ses jours en Afrique, faisant du bien aux pauvres de ce pauvre continent. Sa joie devint d’aider les pauvres.
Le seul regret qu’il eût, fût que la plupart des objets d’Art qu’il transformait en Fonte Fine était irrémédiablement convertis en fer, perdant par exemple l’essence divine du bois travaillé, comme ce fût le cas de sa délicate crèche de bois de Hêtre, devant sa Ménorah de Laiton. Néanmoins, il ne s’en cura plus soucis avec l’avancement des cours du temps, en constatant comment était fragiles les choses de plastique, de bois et de bas métaux.
Il mourut de fatigue et de vieillesse, à un âge très avancé, ayant bien ménagé son corps et ses nerfs par une vie équilibrée entre vacances et travail, profitant de sa richesse.
Sa vie et son Don l’accompagnèrent dans son autre vie à travers la Mort, à peu près par le même chemin tracé par les Dieux Obscurs du Cosmos et de l’Univers.
FIN
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