Le jour fatidique

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Je me nomme Soumah Mohamed connu par ses intimes Soumah Philo. Je suis Guinéen de nationalité, enseignant chercheur, Écrivain poète et journaliste indépendant. Bref, je suis un amoureux des  [+]

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« Le jour d’après », un grand matin coloré de face, le vent soufflait la céramique blanche, les maisons s'en croupissaient dans le quotidien incertain, l'inquiétude inhabituelle revînt ce jour, elle marcha devant toutes les portes sans succès et finit par y trouver une entrée car il y avait une fissure en dessous de la mienne. Voilà comment arriva un jour inopiné qui plongea toute la famille dans le désarroi et l'instant de malheur interminable. La nuit qui passa avant ce matin dénigrant, maman se sentait mieux, elle ourdissait dans son quotidien, bourlinguait entre les travaux ménagers assimilés, elle ne sentait plus la fatigue et cette nuit terrible secrètement sonna son clairon et qui disposait d’un pas à l'autre bout vers les couchettes. Sans attendre à aucun drame, mon père et moi-même, avions convenu de mijoter quelques travaux de maman une fois que le jour ferait son ascension fulgurante. Je promis de ne plus lui laisser aux aguets de ces quotidiens et mon père me félicita avec ovation.
Mais au levé du soleil, une brume matinale s’élança avec un hic de la position matinale. On devait se réveiller pour vaquer au quotidien mais ce jour, oui ce jour, fut une déchirure, maman se réveilla avec des lamentations, une douleur piquante se faisait une joie dans son sein droit, elle me dit ce jour, qu'elle se sentait très mal. Je n'ai pas pu retenir mes émotions, qui furent estomaquées car je n'avais pas l'habitude de lui voir sinter de douleur. Les maux l'emprisonnaient dans un silence fracassant, elle ne pouvait exprimer ses sentiments douloureux sinon je serais imbibé de peur, elle fût courageuse au début. Je sentais en elle l’émoi de ne jamais répondre favorablement à la douleur, mais nous étions si proche que je pouvais déceler ses plus profondes inquiétudes. Elle me prenait toujours pour un bébé de cinq ans, or j'avais l’âge de distinguer le bien et le mal mais aussi épicer le vrai au faux. Des semaines, des mois et des mois passèrent, personne ne s'en souciait de trop ; cependant elle n’était plus cette personne joyeuse et pleine d’énergies malgré qu'elle s’efforçait à paraître comme rien n’était, pourtant elle laissait apparaître sous son drap de lit tout son désespoir et malaise corpusculaire. Au début, ça devait être comme un simple bouton qui faisait assister aux abords de sa chair ventrale un élément important du corps. Sur son sein il y avait de boutonnements qui apparaissaient au niveau de son mamelon, cette partie formait d’ailleurs une couleur d'orange, sa peau commençait à crisper dangereusement, et le mamelon à quelques moments prenait le recule derrière ses chairs mollusques, c'est-à-dire il se repliait sur soi et la douleur repartait avec ses graisses saturées de vitamines. Mon père s'en préoccupait peu, il sortait de très tôt pour collecter la ration du soir et quant à mon frère, il n'avait ni le niveau d’études ni métier. Quant à moi, j'avais oublié presque le chemin de l’école car ma mère fût la seule personne qui savait mieux comprendre ma situation. Et tout ce qui m'inquiétait fut l'espoir de revoir ma mère avec une santé de fer.
Quelques jours avant ce drame, je m’investis ardemment pour que mon père s'active de mieux pour amener maman à l'hôpital.
De peu de grâce, il réalisa que maman était en danger et souffrait beaucoup, cela l’imprégna et l’alluma la foi bravante pour qu'elle puisse recevoir un soin de qualité.
Quant à moi, je voyais mon être tout cher s'amonceler de de la douleur, cela me laissa insidieux et perplexe sur l’état de santé de ma mère. Son état ne faisait qu'empirer et quand arrivait l'intervention chirurgicale elle n’était plus là. Elle gisait de douleur, j'ai voulu être à sa place mais le destin en a voulu autrement. Et lorsqu'elle fût transportée à l'hôpital, l'espoir n'y était plus, elle souffrait d’une hémorragie interne et avant qu'elle ne rentre au bloc opératoire, la vie commençait à lui lasser. Le médecin voulait nous faire croire qu’il pourrait faire quelque chose mais je restais sur mes faims et la soif m'emporta de l'autre côté de la rivière. Avant même que je ne revienne maman était déjà partie et tout le monde demeurait estomaquer. La vie elle-même ne voulait plus d'elle. Et elle partit à jamais ! Même si elle resterait dans nos cœurs à jamais !
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Tess Benedict · il y a
La traduction donne parfois des résultats étranges, mais aussi des images fortes : un grand matin coloré de face ;une douleur piquante se faisait une joie dans son sein droit...
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Mohamed Soumah · il y a
Hum ah bon
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Yves PALAYAN · il y a
C’est une traduction de quelle langue ?
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Mohamed Soumah · il y a
Langue Soussou
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Yussuf Fofana · il y a
Un très beau texte ! Tu mérites mes 4 voix. Bravo !
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Mohamed Soumah · il y a
Merci beaucoup mon frère