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Le feu de l'oasis

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Gatien Moncho

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Le soleil brulait ma peau bronzée, faisant suer la moindre partie de mon corps. Le vent ne soufflait pas, l’air était brulant, étouffant, chaque respirations étaient un effort de plus, une accumulation de fatigue obligatoire, nécessaire. Le sable chaud, faisait rougir mes pieds nus, calcinant chaque millimètre de ma peau, ne laissant de répit à celle-ci pour refroidir. Malgré cela, je continuais d’avancer, espérant tomber en ce jour sur un mirage, pourvu de réalité, pourvu de matière, d’eau, d’air pur, d’herbe fraiche.
Et c’est là, perdu dans mes contemplations, que je la vit, la lionne de feu, sauvage, indomptable, majestueuse. Aussitôt la vis-je quelle disparu derrière les dunes, ne laissant que des traces profondément ancrées dans le sable du désert. Je couru, cherchant à la rattraper, l’observer le temps d’un instant, mais en vain, je ne vis qu’une femme vêtue de rouge dans une oasis... Une oasis ?! La chance me souriait-elle enfin ? Je m’élançais, priant pour que ce mirage n’en soit pas un.
La fraicheur de l’herbe sous mes pieds me permit de panser ma peau brulée, l’air frais et respirable apaisa mes poumons, et la fraicheur de l’eau rafraichit mon corps entier. Mais, cette femme, toujours vêtue de rouge, ne bougeait pas, ne laissant paraitre que son regard perçant au travers de son vêtement. Je ne sais pourquoi, mais, sentir sa présence, sentir son regard se poser sur moi, me soulageait. Une envie me traversa l’esprit. Je sortis de l’eau, totalement dénudé, ce qui lui fit détourner le regard un court instant. Puis, elle le reposa sur moi, fixant chaque parties de mon corps, scrutant chaque centimètres de ma peau bronzée, analysant chaque mouvements que je faisais tandis que je me dirigeais vers elle, serein, mais nu.
Arrivé à son niveau, elle me tendit un drap blanc, et articula de sa douce voix :
« Puis-je ? »
A cet instant je compris, je sentis, je frémis. Elle enroula le drap autour de ma taille, laissant mon torse apparent. Elle ôta le voile qui caché son visage, laissant paraitre une chevelure plus rouge que son vêtement, qu’elle enleva presque immédiatement ensuite, ne me laissant plus qu’observer un long bandeau enroulé autour de sa poitrine voluptueuse, tombant entre ses jambes si longues, si fines. Son parfum m’envouta tandis qu’elle passait devant moi pour rejoindre l’eau fraiche, presque dénudée. Elle se retourna et me fis signe de la rejoindre au bord de l’eau.
A peine l’eu-je rejoint que je sentis sa main se poser sur mon torse, caressant ma peau chaude. Je ne pouvais plus résister, la tentation était trop forte, il me fallait l’embrasser, avant que je perde tout courage de le faire. Ses lèvres, douces et charnues, accueillirent mon baisé sans contentement. Mes mains, longeant ses courbes, remontants son buste jusqu’à atteindre le bandeau, le défirent, mettant à nu tous ses atouts cachés. Mes yeux, curieux de découvrir la beauté de son corps, se baissèrent pour enfin voir son buste, nu, parfait.
Je me mis à genoux, embrassant délicatement chacun de se seins, embrasant son cœur de désir, caressant ses courbes du bout de mes doigts, faisant durcir petit à petit ses tétons semblables à des bourgeons de rose au printemps. Ses mains se posèrent sur mes épaules, et me firent remonter jusqu’à ses lèvres, qui me frôlèrent le cou si délicatement qu’un frisson me parcouru la colonne, emplissant mon corps de désirs charnels. J’allongeais ma déesse sur l’herbe, la suivant progressivement, ne perdant pas une seule miette du merveilleux spectacle qu’elle m’offrait. Je la baisé, des lèvres au cou, du cou aux seins, des seins au bas-ventre, ne laissant plus que mes désirs contrôler mon corps et mes gestes. Un sourire, un soupir, un gémissement, des caresses, suivis d’un cri me donnant la chair de poule, puis de ses mains qui me tirèrent vers elle de nouveau. Elle me fixa longuement, puis me poussa dans le bassin d’eau juxtaposé à nos corps superposés. Elle plongea, me rejoignant dans l’eau claire et douce du bassin. Nos regards se croisèrent, mais je n’eu pas le temps de l’entraver qu’elle m’avait poussé contre le bord, me bloquant contre la paroi, me mordant par instant, me tenant fermement entre ses mains.
J’embrassais ma dominatrice, langoureusement, attrapant ses lèvres entre mes dents pour l’énerver, je senti une petite perle sur sa langue, froide, lisse. Elle prit une grande inspiration et plongea de nouveau sous l’eau. Un sourire, un soupir, une contraction musculaire, c’en était trop ! Je l’attrapais par les cheveux et la fit remonter à toute vitesse, l’entravais entre mes bras, et la bloquais contre le bord, à ma place. J’explosais ! Il fallait que je la rende folle, que je sois plus fort qu’elle ! J’attrapais ses jambes, une par une, les posais sur mes hanches, la mordit dans le cou tut en tirant sa chevelure de feu vers l’arrière, puis lui fit subir un coup de bassin tel qu’elle serra les jambes autour de ma taille, ne me laissant d’autre choix que de continuer. Je dansais un tango avec le diable en personne, une danse aussi sensuelle que mortelle, aussi torride qu’enivrante. Mes reins vacillaient, de plus en plus vite, ne lui laissant plus de répit, plus d’échappatoire, elle était mienne et j’étais sien, nous n’étions plus que les objets de nos désirs mutuels, plus que de simples animaux pourvu de bestialité et d’instinct de domination. Elle gémissait, criait, hurlait, me glaçait le sang et me faisait frissonner à chaque nouvelle morsure. Je senti ses mains me caresser le dos, se serrer petit à petit, une envie folle mais si excitante me traversait l’esprit. J’attrapais ses hanches, glissais doucement mes mains sur ses fesses, puis j’accentuais mes coups de bassin, prenant grand soin de maintenir son fessier fermement, empêchant tout écart, ne laissant plus que mes reins assouvir son désir à elle : me lacérer le dos, m’hurler dans l’oreille son plaisir tout en me griffant si fort que j’en saignerais.
Notre plaisir fut partagé au même instant, avoué en même temps, rendant l’union de nos corps encore plus magique. Mais quelque chose me tracassais... Lorsque je tentais d’embrasser ma reine, celle-ci me repoussa, me regarda d’un tel regard que je ne pu que reculer. Mais, d’un claquement de ses doux doigts, tout disparu. L’oasis, le bassin, l’herbe, l’air, elle... Seul restait le drap blanc et moi, drap dans lequel je me réveillais peu de temps après.
Un rêve... Rien qu’un rêve...
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