Le cambrioleur

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L'écriture est le meilleur moyen que j'ai trouvé pour m'évader d'un monde trop rude pour mon petit coeur. Si en plus, j'arrive à divertir des lecteurs par mes histoires, le plaisir d'écrire se  [+]

Il saute par-dessus le muret, se réceptionne de traviole et se redresse, presque fier de lui.
Coup d’œil aux alentours. Le silence règne dans ce quartier résidentiel. Tout le monde est en vacances. Dans cette bicoque, la vieille doit garder un beau pactole en billet.
Le jardin est envahi de jouet de gosses. Grand-mère, la vioque. Et elle les gâte, ses morveux. Petites voitures, outils de bricolage en plastique, et le fameux coquillage avec d’un côté de l’eau miroitante sous la lune et de l’autre, du sable.
Il s’avance et... ne peut résister. Il aplanit le sable et dessine une bite. Mort de rire, il imagine la tête outrée de la vieille en découvrant ça.
Il atteint l’accès arrière de la maison. Il s’est entrainé sur toutes les portes de chez lui. C’est devenu l’as des passe-partout, le maître des clefs, le magicien de l’intrusion.
Les minutes s’effilochent et il est toujours bloqué par cette saloperie de porte. Tant pis, il va la défoncer. D’toute façon, la vieille entend rien.
Un coup d’épaule. Aïe ! Un second. La porte commence à céder. Troisième. Crac !
Il tombe nez à nez avec une petite mamie toute mignonne armée d’une batte.
— Sale petit voyou !
Il se prend un coup sur la tête. Sonné, il ne demande pas son reste et s’enfuit. Il trébuche sur le coquillage. Le bas du corps dans l’eau, le haut se mange la bite dessinée dans le sable. La vieille le poursuit de son bâton qu’elle fait virevolter et le touche au genou. Il roule par terre en hurlant. Et repars en clopinant par où il était arrivé, la queue entre les jambes.
Elle n’était pas si sourde que ça, la vieille. Putain de progrès de la médecine.
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