Le bout de ses seins

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On dit toujours que les hommes ne pensent qu'à ça... Mais que dire des femmes? Si je devais me référer à moi même pour établir les préférences du genre féminin je dirais qu on ne pense qu'à  [+]

Elle avait passé du temps à choisir une blouse sexy, qui le fasse bander. Elle s’était auto-érotisée dans la cabine d’essayage, se glissant dans la peau d’un homme qui la materait (curieux le double sens de ce mot qui assure une belle continuité dans le sens : mater et mater. Est-ce à cause de cette polysémie que les mecs qui vous matent en rue pensent que leur regard suffit pour vous mater ?) Elle avait commencé par tester les chemisiers blancs de secrétaires. Ceux qui laissaient transparaître sans pudeur les belles aréoles de ses seins. Ah ses seins. Ils mériteraient un chapitre entier.

Souvent, quand elle était face à une femme qu’elle aimait, avec laquelle elle se sentait en amitié chaude et profonde, elle s’imaginait lui faire l’amour comme si elle-même était un homme et cette pensée l’émouvait. Très vite, cependant, lorsqu’elle caressait les seins amicaux en rêve, c’était les siens qui se dessinaient. Fermes, denses, onctueux et débordants de générosité. C’était sa peau douce et lisse comme du papier glacé qu’elle caressait, qu’elle baisait de ses lèvres enamourées. Et soudain, elle était son homme qui lui faisait l’amour. Elle était sa bouche qui l’embrassait, sa queue qui la pénétrait. Et elle jouissait mentalement du plaisir que son corps procurait à celui qu’elle aimait et qui la faisait ramper de désir.

C’était ainsi qu’elle avait essayé quantité de chemisiers. En coton d’abord, chemise de bureau stricte, seins maintenus hauts et fermes par le cintrage du tissus, bouts pointés fièrement. Il aimerait, c’est certain. Mais elle se sentait engoncée dans le tissu serré. Elle serait bandante, mais elle devrait enlever la chemise pour qu’il puisse la baiser à l’aise et ça rendrait la chose inutile.

Un chemisier en soie, d’un contact délicieux l’avait emballée. La transparence du tissu était exquise pour laisser voir jusqu’aux moindres nuances de beige de ses tétons. Elle aimait la couleur de ses seins. Peau laiteuse et fine, aréoles ni trop larges ni trop étroites, d’un beige clair qui assurait une transition parfaite entre la blancheur de la peau et les bouts plus foncés, pointés le plus souvent, dressés haut devant comme des radars à la recherche de celui qui pourrait en profiter.

Mais la soie avait beau lui procurer une sensation agréable sur la peau qu’elle sentait frémir, et le spectacle de ses seins ainsi exposés comme s’ils étaient nus pouvait bien captiver son regard, ce chemisier ne lui convenait pas. En dehors des plaisirs de la matière, la coupe était moche et sans style.

C’était finalement une blouse noire qui l’avait séduite.

La jupe qu’elle avait choisie sans hésiter était plutôt sage. Le vêtement sombre moulait parfaitement ses fesses cambrées, mais descendait pudiquement en-dessous du genou, s’évasant sans arrière-pensées. Elle aimait jouer de contraste. Cherchait le paradoxe partout où il pouvait se planquer. Ses bottes hautes, d’allure plutôt guerrière indiquaient qu’il ne fallait pas s’y frotter.

Ce qu’il lui fallait donc, c’était cette blouse incroyable.

Parce qu’alors qu’on avait vu les bottes d’apparence rigides, qu’on était passé sur la jupe digne de la fille bien foutue mais plutôt austère, en relevant les yeux, on tombait sur ses seins, discrètement offerts, dévoilés par un croisement drapé qui laissait trancher un triangle de peau, à la naissance du melon. On ne voyait plus l’aréole comme sous la soie blanche mais on ne pouvait ignorer les tétons durs prêts à sortir par la clairière sur laquelle s’ouvrait l’échancrure.
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