Le blues d'un soir

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Ecrire pour s'amuser, écrire pour passer le temps. Je tente quelques textes. Prenez la liberté de commenter ; positif, négatif, tout est bon à prendre pour apprendre. Merci d'être  [+]

Une jeune femme s'émerveille devant l'éclat et la profondeur du rouge carmin tout juste posé sur ses ongles parfaitement manucurés.

Elle entrouvre légèrement les lèvres, souffle délicatement sur le vernis.

Qu'il serait bon de griffer quelqu'épaule, laisser glisser les doigts le long d'un torse musclé, en ressentir le tressaillement, mordiller une oreille, humer le plaisir, caresser un corps tendu de désir, entendre une voix rauque lui susurrer son empressement à la ravir.

Elle soupire, délie ses sandalettes et allonge ses longues jambes halées sur un sofa blanc.

La tête posée en arrière sur l'un des moelleux accoudoirs, ses cheveux noirs d'ébène savamment bouclés descendent vers le sol et volettent au gré d'un filet d'air.

Le tonnerre gronde.

Elle caresse sa gorge nue, effleure le haut de sa poitrine qui se soulève et s'abaisse au rythme de sa respiration.

L'air devient moite.

Une perle de sueur descend gracieusement entre ses seins.

Au dehors, les nuages se déchirent, s'enlacent et s'éloignent pour mieux se retrouver.

Elle s'abandonne, lascive, à ses pensées sensuelles.

Le ciel devient sombre et lumineux, de puissants éclairs le pourfendent.

Elle respire l'odeur de la terre, brûlante et humide.

L'orage se fait plus vigoureux.

Fébrile, elle sent d'irrésistibles frissons parcourir son échine.

Les nuages se superposent et se chevauchent, s'affrontent dans un voluptueux tango.

Des sensations exacerbées l'enveloppent toute entière.

Les flammes emplissent la nuit.

Grisée, elle est foudre et tempête.

Elle sourit, se mord les lèvres, pense à son nouveau voisin au regard pénétrant, diablement charmant ; ses fesses qu'elle devine fermes et toujours mises en valeur par ses jeans noirs, dont elle ne ferait qu'une bouchée s'il entrait là, à cet instant, dans le salon.

Son esprit sauvage se déchaîne, la fougue s'empare de son corps. Une sève fiévreuse remonte ses veines.

Puis à l'extérieur, la tourmente se calme.

À l'intérieur, la jeune femme s'apaise.

Demain, ils se croiseront peut-être, ils échangeront quelques mots, à distance.

Leurs yeux souriants pétilleront.

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