Le Berger

il y a
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J'ai toujours aimé écrire, même si il n'est pas toujours facile de trouver les mots et l'inspiration pour donner à son œuvre le souffle qui lui faut pour s'envole  [+]

Image de Eté 2016
Il pleuvait. Guilbert appela les moutons et les fit monter un à un à l’arrière de sa camionnette. À côté, son chien s’agitait et aidait le vieux berger à les faire entrer. Une fois qu’ils furent tous montés, il les compta pour vérifier qu’il n’en manquait pas. C’était bon, ils étaient tous là. Alors, il monta à l’avant de sa vieille camionnette, mis la clé dans la serrure, et démarra. Il roula jusqu’à la ferme. La nuit était claire, et il y avait dans le ciel au loin, comme un trou qui perçait les nuages, une dernière lumière orange et jaune, qui éclairait un peu les champs. La route était tranquille. À cette heure, il n’y avait presque plus aucun véhicule sur cette route.
Lorsqu’il arriva à la ferme, il conduisit ses moutons dans la bergerie, puis il marcha jusqu’à chez lui, accompagnée de son chien, Fidèle. C’était un chien de berger, qu’il avait nommé ainsi en raison de sa fidélité incroyable.
La maison du berger se trouvait seulement à quelques pas de la ferme. C’était une petite maison, mais elle était chaleureuse ; Guilbert s’y plaisait bien. Il faut dire que cette maison était seulement habitée par lui et son chien, et la plupart du temps, ils étaient dehors, dans la ferme ou dans les champs. Lorsqu’ils arrivèrent, Guilbert commença par laver les pattes de son chien, puis lui fit faire sa toilette, avant de le nourrir. Ensuite, il prit sa douche et mit des vêtements propres. Après ça, il se fit à manger, avec ce qu’il restait, des œufs, des haricots, de la viande séchée, et un peu de vin rouge. De temps en temps, son chien venait lui réclamer quelque chose. D’abord il refusait, car il l’avait déjà nourrit avant, mais à force d’insister, il finissait toujours pas craquer et lui donnait un peu de son repas. Alors, le chien était content et allait se coucher dans le salon, près du feu.
Le salon, avec ce feu qui crépitait, était sans doute la pièce la plus belle de la maison. Guilbert aimait bien s’assoir tout près du feu, sur sa chaise à bascule, avec un journal ou un livre. Il le regardait brûler et sentait la chaleur qui le réchauffait et le déchargeait de sa dure journée de travail. Il y passait parfois des heures, et en oubliait le temps qui défilait sur son horloge, non loin de lui.
À présent, il était neufs heures passées et la nuit était complétement tombée. Guilbert était toujours assis sur sa chaise à bascule et regardait le feu qui crépitait lentement. Son chien était couché, à ses pieds, à côté de lui. Le vieux berger était fatigué de sa dure journée de labeur, et savait que demain une autre l’attendait. Mais ce feu qui le réchauffait le lui faisait oublier. À ce moment, il partit dans ses pensées, comme il le faisait souvent le soir, quand il était fatigué, et qu’il en oubliait le temps.
On se revoyait un matin d’hiver, où il neigeait de gros flocons, et que le ciel blanc et recouvert, laissait apparaitre les rayons du soleil. Il était là, sur sa chaise à bascule, et regardait le feu qui crépitait, comme aujourd’hui. Son chien était toujours là, à côté de lui, il avait seulement comme lui quelques années en moins. C’était dimanche, Guilbert ne travaillait pas ce jour-là. C’était un matin innocent qui semblait pourtant annoncer une belle journée.
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Miss Free · il y a
Un instant de vie plein de simplicité. La vie a sa routine qui a un côté rassurant et donne l'impression que rien ne change.
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Skelton · il y a
Merci beaucoup Francesca, pour votre passage et votre commentaire très touchant.
Vous avez bien résumé le récit.

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Francesca Fa · il y a
Beaucoup de douceur dans ce récit, on sent que la vie c'est parfois ça, la répétition quotidienne des mêmes gestes, la fatigue du travail, et le simple repos le soir devant la cheminée. Et ce qui empêche la monotonie, c'est le compagnonnage du chien Fidèle, qui porte bien son nom.