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Le bal des lutins

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Derrière la mousse d’une bière se cache les Korrigans, petits lutins assoiffés, ils n’ont pas d’ailes mais des désirs de se nourrire du feu sacré de la dame. Mal coiffés, ils tirent la langue de bois, ce champignon amer qui se nourrit des racines des terreaux, et de la sève du tronc.

Un rêve, un lieu, mille saints, et la couleur des yeux turquoise pivoine, ses malfrats n’hésitent pas à vous couper le souffle si vous leur volez la vedette. Pourtant discrets, ils tapissent le sol de surnoms, s’esclaffent pour un oui, et pètent de joie des bulles d’ozone.

Malicieux, ils possèdent la clé du terrain de jeu.

Orgueilleux, les filons d’or dorment près d’eux.

Hideux, ni dieu !

Colérique pas de panique,

il se rincent le soir venu des arguments des cieux, des nuages aux fiers allures de troubadours.

Magicien, le Korrigan c’est se faire chouette.

Une feuille verte tombe là où tout se transforme en automne.
Marron vermicelle démon de nos contrées, le Korrigan n’est pas discret.
Chut gardez le secret !

Buvez du thé, sinon vous risquez de chuter sur son nez bec crochu, aigle et marine, et tomber bête au cœur même d’un océan de question.

Nu.
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