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L'alude

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Fred

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Le ciel était somptueux en cette nuit d'été.
Par centaines les étoiles brillaient tatouant la voûte céleste tel un tableau peint par un dément grandiose.
Une œuvre où l'artiste aurait embrassé la beauté dans ce qu'elle a de plus divin , où la perfection aurait été poussée dans ses retranchements les plus intimes telle une vierge effarouchée puis aimante maîtresse indomptée.

Les yeux de l'univers de leur regard aux éclats instables et dangereusement avides.


« Bordel! Que c'est beau!»

Tous ces mondes toutes ces possibilités et le temps qui prend son temps..

La voie lactée éclaire tout les recoins de l'âme aussi noire misère soit elle.

Tout est lié.Du simple atome à la plus gigantesque des galaxies.
Du majestueux brin d'herbe que je foule à l'improbable animal social que je suis.
Chaque chose est à sa place même nos rêves les plus farouchement enfouis.

Tout est lié par un ciment indéfectible magique et magistral.

Le savoir n'est rien sans le ressenti.

Je regarde d'un air détaché les lumières de la ville au pied de la montagne.
Tous ces gens qui font l'amour la guerre..

D'ici on perçoit la rumeur de leurs orgasmes et celle de leurs pleurs pour peu que l'âme soit suffisamment affûtée .


Une dernière pensée pour ces fous de puissance qui nous mènent , ces drogués du pouvoir shootés à l'euro.

Ils ne connaissent plus que l'ombre de la beauté et traînent des boulets en or massif qu'ils lèchent et lustrent avidement tel des chiens fantômes.


Il conviendra de les plaindre ces misérables briseurs de rêves.



Seulement la nuit d'abord , en journée je ne puis encore que les vomir.





A ma prochaine dose de sagesse , quand les étoiles auront évaporé toute ma colère , que je serai un peu plus grandi , lorsque mon être baignera dans un universel amour..
Tiens! Peut être que je prierai pour eux en pissant sur un chêne centenaire sous la lune pleine..


La nuit se fane . Il est temps.
Je reprend mon cuir mon casque et ma bécane.

Puis tel un insecte avide ivre au vol sauvage et imprévisible , je retourne dans un crissement de pneu vers ma fourmilière bien aimée épandre chez les desailés un poison qu'il nomment «Liberté»

8

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Image de Felix CULPA
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Julien1965 · il y a
Belle méditation à l écart de la ville lorsque le soir se penche... J ai beaucoup aimé...
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Artvic · il y a
Un instant où on s'écarte pour venir penser et puis on lève les yeux au ciel!
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Miraje · il y a
L' alude ... Un piège à grive, qui s'englue ☺☺☺ !
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Keith Simmonds · il y a
J'aime bien cette œuvre, Fred ! Un grand bravo ! Grâce à vos votes, “ Sombraville” est
en Finale ! Une invitation à confirmer votre soutien si vous l’aimez toujours ! Merci
d’avance et bonne journée !
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/sombraville

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Oushebti · il y a
L'hêtre nu -mains , ce chêne non-manquant , intercesseur entre la poussière et les étoiles .

Connaissez-vous José le Piez , ce bûcheron-élagueur de la ville de Paris qui fait chanter les arbres , en créant des sculptures sonores à partir de tronçons au départ destinés à la destruction ?

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Fred · il y a
oui enfin j'ai eu l'occasion de voir certaines de ses œuvres magique! Merci à vous à bientôt
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