La valeur du travail

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Quand les mots me prennent Par le coeur, ils m'entrainent Dans mes rêves, mes peurs puis je les dépose, douce rumeur Aujourd'hui je vous les livre Vous me lisez vivre Ne soyez pas trop  [+]

C’est pas rentable de travailler me dit elle sans avoir l'air de se rendre compte de l’horreur dans cette phrase. Voyez vous le problème qui se pose? S’oppose épanouissement et ce qui te prends tout ton temps, la source et le souffle de ta vie. Tu es contraint de t’enrichir de papier plutôt que de pensée. Tu vend ton temps au plus offrant. Tu pourrai faire tellement plus, sauver des vies ou déjà les améliorer, comprendre et apprendre, transmettre et intégrer, mais ce n’est pas ce que te demande la société.

La société te demande de travailler contre un salaire qui n’est même pas suffisant. Si tu veux faire ce que tu aimes tu dois prendre sur tes congés, tes vacances, tes temps libre. En plus de vendre ton temps tu dois en sacrifier les miettes de liberté qu’il te reste si tu as besoin de vraiment te sentir utile, satisfait d’aider ton prochain.
Si mon travail n’est pas rentable, qu’il ne soit plus un travail mais une activité et qu’on me donne du temps pour la pratiquer. Qu’on me donne un travail où je vend ma liberté mais de manière partielle et bien rémunéré. Travailler à la chaine dans une usine, souffrir du dos et laisser mon cerveau à l’entrée, d’accord mais ca vaut de l’or, mon temps vaut de l’or, ma vie est précieuse.
Etre derrière un téléphone et me faire engueuler toute la journée, en devenir à moitié sourde et déprimée, d’accord mais ca vaut de l’or, mon temps vaut de l’or, ma vie est précieuse.

Si être animateur socio-culturel n’est pas un métier rentable, qu’il n’en soit pas un. Dites que c’est une passion, une bonne action, que l’on fait quand on a le temps long. Mais que l’on fasse de tout ces métier-passion une récréation, vu qu’ils sont tous sous-payé. Plus d’institutrice, de puéricultrice, d’artiste, d’assistante sociale, d’éducateurs, d’entrepreneurs.
IElles le feront durant leur seconde partie de journée, une fois avoir gagnée énormément avec un travail en règle, un contraignant et/ou abbrutissant, de ceux où tu regardes l’heure toutes les cinq minutes en te rappelant ce pour quoi tu le fais : te payer à manger.

Ou alors... ou alors re-conceptualiser cette vieille pensée “ il faut travailler pour vivre”. Qu’elle soit prise comme tel : Il faut travailler pour s’épanouir, pour se sentir vivant, heureux, utile. Si l’on était libre de choisir le métier de nos rêves sans avoir peur pour nos retraites. Si l’on rendait leurs titres de noblesses à l’éducation et l’artisanat.
Que ce passerait-il si artiste n’était plus une situation précaire? Si la boulangère pouvait gagner autant qu’un grand patron?

J’ai une idée encore plus folle... et si toutes les industries appartenaient à l’état et étaient automatisées du début à la fin, les seuls travailleurs seraient des ingénieurs passionnés pour faire fonctionner les machines (ces enfants qui adorent démonter les grilles pains), plus d’actionnaires, tous les bénéfices reversé à la société, pour payer sans compter tous les corps de métier qui ont vraiment un sens ou une nécessité, afin qu’il ne soit jamais dans la précarité... Si on instaurait un salaire universel et que travailler puisse être garder les enfants de ta voisine qui reprend des études, jardiner, écrire et préparer les gâteaux pour les réunions de quartier. Juste te rendre utile à la société... Ahhh c’est beau de rêver ^^
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