La traversée du destin

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Finaliste
Jury
Je me trouvais au bord de la falaise, la vallée désertique s’étendant sous mes pieds. La rivière du canyon n’existait plus. On ne voyait que la terre craquelée. Il faisait très chaud, ce qui créait des nappes de chaleur mais j’arrivais quand même à distinguer cette couleur ocre du paysage. Le paysage me semblait en mouvement malgré l’absence de la verdure qui bougerait avec le vent du sud tout comme des nuages.
De l’autre côté, mon but, là où se trouvait mon meilleur ami. J’étais à 50 mètres de haut, sans sécurité, lorsque j’engageais mon premier pas dans le vide. Ma tête tournait, à cause du stress, mon cerveau s’affolait, suivant mes jambes qui tremblaient à chaque pas. J’arrivais à mon septième pas, lorsque la terre se mit à trembler et le vent se leva. Mon seul matériel qui me tenait se mit à bouger également, alors, je perdis l’équilibre et me retrouvai pendue à ce qui me faisait tenir au dessus du grand vide. Mon ami cria de peur, mais moi, je n’avais pas peur. J’admirais le troupeau, en bas, qui avait faillit causé ma mort. Lorsqu’il eu finit de passer, je me suis remise debout et j’ai continué mon chemin. « Plus que trois mètres pour ne pas mourir » me disais-je. Arrivée au dernier mètre, je me suis agenouillée pour remercier Dieu et je vis un magnifique condor de Californie passer à quelques mètres de ma tête. Alors je me suis relevée et j’ai atteint mon but. Mon seul but. J’avais réalisé mon rêve, un exploit sportif même si je n’arrivais pas à réaliser ce qui venait de se passer.
De retour à la maison, chez mes parents, une équipe de journalistes est venue m’interroger. Dans l’équipe un beau garçon aux cheveux bruns et aux yeux bleus ciel me regarda. C’est alors que je perdis mes mots alors qu’on était en direct. Mes yeux me faisaient voir flou, mes jambes tremblaient et en une seconde, je vis le paysage de mon salon bouger.
Je me réveillai, dans un endroit inconnu. Une chambre d’hôpital. Je reconnu ma mère assise à côté de moi. Je lui demandai ce qui se passait. Alors je me suis souvenue du paysage, des nuages, des pompiers qui parlaient, de ma mère qui pleurait, du jeune garçon qui me regardait et qui essayait de consoler ma mère, des vaches qui broutaient dans les prés et l’hôpital qui approchait. C’est tout ce dont je me souvenais. j’en fit part à ma mère qui m’expliqua que j’avais été opérée en urgence car les médecins avaient découvert une tumeur au cerveau. Ma mère me demanda si le journaliste pouvait entrer dans la chambre. Je lui ai dit oui et il entra. Il me demanda pardon car il croyait que ma vie allait s’arrêter ici. Je lui ai dit que tout allait bien et ma mère est sortie pour nous laisser. lorsqu’elle passa la porte, il me regarda longuement et m’embrassa. Il était vêtu d’un sweat bordeaux et sentait bon le frais.
Trois jours plus tard, j’étais chez moi pour récupérer mes affaires et aller vivre chez mon nouveau copain, Alexis.
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