La tâche rouge de la cave

il y a
2 min
18
lectures
3

"Ecrire serait si triste si l'on ne déviait jamais de son plan" Giorgio Agamben "L'écriture est la peinture de la voix" Voltaire  [+]

C'était une belle journée d'été ensoleillée, je venais tout juste de terminer mon repas et j'allais monter à l'étage lorsqu'une chose étrange attira mon attention, la porte de la cave, pourtant fermée était grande ouverte. Encore plus étrange, de la peinture rouge maculait la poignée. Je frissonnait à l'idée de ce que je découvrirai en bas. Je me mis à descendre prudament les longs escaliers étroits et biscornus, la boule au ventre, en me posant des questions ; qui ou qu'est ce qui était descendu dans ma cave, était-ce dangereux ? Je pris mon courage à deux mains et m'enfonçais plus profondément encore, j'allumais la lumière et... rien, ou tout du moins je ne voyais rien d'anormal à première vue mais je sentais une présence derrière moi qui me dis froid dans le dos. "La chose", comme je l'avais nommée, avait peut-être voulu se cacher, il n'y avait toujours rien mais je sentais qu'elle était là comme un loup chassant une proie sauf que la proie, c'était moi... peut-être attendait elle le bon moment pour me sauter dessus avec ses griffes acérées comme je me l'était imaginé. Je restais sur mes gardes avec une grosse clé à molette à la main que j'avais pris dans une boîte à outils pour me protéger si la "chose" décidait de passer à l'action. J'ouvrais très lentement le placard où était entreposé mes vieux outils de jardinage en attendant de les vendre mais je ne découvris rien de plus inquiétant qu'une blatte et deux ou trois araignées qui s'enfuirent à la vue de la lumière qui filtrait à travers les fenêtres crasseuses. Quand j'aperçus du coin de l'œil droit une autre trace de la même peinture rouge sur une commode recouverte d'une fine pelicule de poussière, mes cheveux se dressèrent sur ma tête. Je m'approchais, tournait la poignée du vieux meuble lorsqu'un grincement strident me fit faire un bond en arrière. Horrifié, je vis que la porte de la cave venait de se fermer et je restait enfermé seul avec "la chose" ! Ce ne devait être qu'un courant d'air mais c'était quand même effrayant qu'elle se soit fermée toute seule. Je reviens donc près du tiroir du meuble et l'ouvris tout en tremblant, je découvris alors un pot de peinture rouge, encore la même couleur que celle des tâches et un pinceau brosse dedans. Le tout était accompagné d'un papier ou était griffonné d'une écriture assez hésitante et maladroite : "je ne voulais pas vous déranger pendant votre repas alors j'ai remis le pot à sa place.
ps : je repasse demain vers 14h00 pour passer la dernière couche de peinture". Alors tout ma revint en mémoire, un peintre était venu repeindre les murs de mon salon, cette couleur rouge aurait pourtant dû me frapper l'esprit. Il avait sans doute oublier de refermer la porte de la cave avant de partir. Quant à "la chose", c'était le chat de mon voisin qui s'était faufilé par un carreau cassé de la cave, il sortit de derrière un meuble et remonta les escaliers quatre par quatre effrayé de ma venue pour s'enfuir de ma maison. Soulagé, je ressorti de cette cave sombre en me disant que j'en rigolerai dans quelques années lorsque je raconterai cette drôle d'aventure à mes petit enfants.
3

Un petit mot pour l'auteur ? 5 commentaires

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de Dranem
Dranem · il y a
On ne sait jamais ce qu'on va trouver au fond d'une cave...
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/le-puits-5

Image de Long John Loodmer
Long John Loodmer · il y a
Je reviendrais lire quand tu auras mis des paragraphes et corrigé les coquilles et les fautes 😄
Image de Axel M.
Axel M. · il y a
Merci de votre conseil pour l'amélioration de mon texte
Image de Anîsa Hani
Anîsa Hani · il y a
J'ai eu vraiment peur, et je ressentais aussi une présence derrière moi au fur et à mesure
Image de Axel M.
Axel M. · il y a
Merci pour ce commentaire

Vous aimerez aussi !

Très très courts

Nina

Edouard Bonnet

C'était une journée simple comme seuls les après-midi de juin savaient en faire : un soleil limpide qui baigne le monde avec douceur, l'été qui arrive en pente douce, paresseuse, les jours... [+]