La salle de Wood

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Bonjour, J'ai écrit cette courte nouvelle après avoir publié un livre intitulé: "carnets de la barbarie ordinaire" aux éditions du bord de l'eau et sous le pseudonyme>Jeanne Marie Mortaine. Ce  [+]

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Image de À rougir de lire
Salle de Wood : Interdit aux moins de 16 ans.
Après avoir lu cette enseigne et quoique un peu inquiète (mais qu'est-ce qui ne l'inquiète pas ?) elle ouvre doucement la porte. Son regard est tout de suite happé par des lignes de lumière violette qui se chevauchent tels des serpents. Le reste de la pièce est plongé dans une pénombre épaisse ne lui permettant pas de voir si d'autres personnes y sont tapies. Une musique douce, probablement orientale rompt le silence, donnant une touche plus aérienne à la lourdeur des lieux.
Elle avance en aveugle vers le fond. Son pied droit heurte un objet qu'elle imagine être un transat. En effet en tâtonnant elle parvient à s'asseoir puis s'allonger. Son coeur s'emballe et elle lance un timide:
- Y'a quelqu'un ? tout de suite censuré par un chut pluriel irrité.
Elle tente de discerner d'où viennent les voix, mais sans résultat. En tout cas elle n'est pas seule.
Les minutes s'égrènent, entrecoupées par des respirations de plus en plus bruyantes que ponctuent des gémissements rauques. De plus en plus mal à l'aise mais incapable de prononcer un mot, elle se glisse du côté des soupirs pour tenter de comprendre ce qui se passe. Sans avoir eu le temps de s'y préparer, elle se retrouve avec le sexe d'un homme dans la main. Elle voudrait lâcher ce pénis en train de durcir mais n'y parvient pas. Une poigne de fer l'oblige à maintenir sa prise puis à s'agiter au rythme de la musique devenue tambour effréné. Par touches de lumières la pièce s'éclaire sur cette scène puis sur d'autres, sans équivoques quant à la nature de leurs échanges. Elle ouvre la bouche pour crier mais ne peut pas. Un autre membre en érection s'y est introduit, puis se répand presque aussitôt.
Gênée jusqu'à rougir, elle repousse son livre. Elle essaie de chasser les images glauques qui ont accompagné sa lecture, bien malgré elle.
Elle sent que sa gorge est irritée et une toux spasmodique la fait se plier en deux puis cracher.
Un jet épais de couleur blanche est éjecté sur le sol de la piscine
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Michel Croste · il y a
Emprise de la lecture. Rêve et fantasme percolant vers le réel... ou plutôt, réel régurgitant la lecture fantasmée. Une forte atmosphère, superbement glauque, en quelques lignes.