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LA ROSEE DU MATIN

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Tamy

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Tout était trop calme, tout était en mouvement pourtant mais il ne semlait pas se dégager ce pour quoi la vie l' avait fait. Des fois, il repensait à elle; il se permettait de repenser à elle, il se faisait du mal, se disant que si elle avait voulu rester, elle aurait pu, et que si elle ne l' avait pas fait c' est qu' elle ne l' aimait pas ou plus. Et puis quand elle est partie, il n' a même pas eu la force de la retenir, il est resté là les yeux dans le vide, certains diraient dans le vague, mais à ce moment précis, on pouvait lire comme un abîme sans fond à l' intérieur même de son âme; ses yeux marrons étaient devenu noirs comme le gouffre dans lequel il était de ce temps qui s' écoulait sans elle; peut-être ne s' en remettrait- il jamais. Alors ne cherchant plus à vouloir donner un sens à des choses dont il ne savait pas lui même la signification, il appliquait une certaine philosophie dont le *carpe diem* que presque tout le monde s' évertue à imaginer. D' autres fois sinon, il se disait que si elle était resté, si ça se trouve, ça ne lui aurait pas donner, pour autant la réponse, à savoir: pourquoi il avait tant l' impression d' avoir besoin de quelque chose non pas d' impossible mais de non-fait, de non-étudié, peut-être même de non-pensé. Et puis, il l' avait vu, c' était impressionnant; tout son visage s' était illuminé; il ne le savait pas mais son visage souriait, sa peau souriait, ses yeux souriait, son corps souriait. C' était Ella, avec quelque chose en plus. Il ne remarqua la ressemblance physique qu' après mais s' en étonna. Et au début, il n' osa pas tenter quelques qu' approches mais il se promit de revenir le lendemain comme à son habitude dans son parc préféré où il donnait à manger aux oiseaux. Elle était toujours au rendez-vous, le rendez-vous qu' il n' avait pas fixé mais qui était. Elle aussi avait ses habitudes: lire ou lui semblait-il écrire dans un petit carnet qui s' ouvrait après de maintes efforts et il l' avait aussi aperçu donner à manger aux pigeons; ce qui lui donna une idée pour se rapprocher et lui parler; il se sentait léger et de la voir s' était déjà une bouffée de bonheur non expliquée. Et puis arriva le moment fatidique et tant attendu pour lui; il avait décidé de lui parler, et s' étant assis sur le banc d' en face , il la regarda furtivement mais tout en donnant à manger à ses oiseaux car depuis le temps il les considérait comme les siens, il constata qu' elle l' avait remarqué et elle lui souriait; sa fraîcheur et cette soudaineté le mis dans un état proche du bien-être total. Puis il se leva, et marchait dans sa direction pour enfin entendre le son de sa voix, il lui demanda: " excusez-moi je ne voudrais en aucun cas vous importuner mais je me demandais si je pouvais me joindre à vous, j' ai assez de miettes de pain pour deux ", c' est alors qu' elle répondit: " il n' y a aucun soucis, d' ailleurs je commençais à m' ennuyer et je me disais que j' avais oublié le bout de gâteau sur le buffet quand j' ai pris mes affaires et fermé ma porte; vous venez souvent ici? " Déjà transporté, ne sachant que répondre, ne sachant qu' une seule chose: rester là sur ce banc avec elle; Et puis il se dit qu' il fallait qu' il parle, qu' elle ne s' en aille pas tout de suite; il pouvait être intéressant quand il le voulait, et il avait envie de lui plaire, de la revoir encore. La fin de journée pointait et bientôt ils allaient devoir rentrer chacun de leur côté. Elle lui dit que Jeudi prochain, elle serait là et il ne cacha pas sa joie, ce qu' elle remarqua. On ne distinguait plus que quelques oiseaux sur l' herbe rafraîchit de fin de jour. Dimanche, on n' était que dimanche et il tournait en rond chez lui, il n' avait pas envie de sortir; il fallait qu' il la voit, elle, il se l' imaginait à sa façon, la façonnant selon son désir et se persuadant. Et puis arriva jeudi, ce fameux jeudi, elle était là! Après l' avoir remarqué, elle s' avança vers lui; elle aussi était dans la joie, et il était plus que content; elle lui faisait remarqué que c' était bien parce qu' il était là lui aussi au rendez-vous, même si elle ne s' était pas rendu compte qu' il était un habitué de ce décor verdoyant. Alors après une journée, une fois de plus riche en émotion, elle lui proposa d' aller boire un verre chez elle, ce qu' il accepta; c' était un joli petit appartement avec un petit balcon qui donnait sur une vieille ruelle et conférait, avec la décoration qu' elle avait apporté à son intérieur, un charme et une stabilité qui lui plaisait. Elle servit deux verres de vin et lui en tendit un, puis s' excusa mais elle avait besoin de se rafraîchir; c' est alors que ses yeux parcourait ce décor très agréable et il vit une photo qui lui était très ressemblante; stupéfait, se leva et pris le cadre dans sa main; oui, c' était lui mais avec quelque chose de différent; en y pensant il se dit que lui aussi avait gardé des photos d' Ella, qui était très ressemblante à cette nouvelle rencontre. Puis elle sorti de la salle de bain, s' était changé et plus belle que jamais, elle lui demanda: " ça va? ", il acquiessa; tout semblait être si vrai, si beau qu' il avait peur de toucher ou même de frôler cette superficialité vivante et tellement attendue; vivait-il sa vie? c' était stupéfiant, ils reformaient un couple presque à l' identique sans le savoir jusque là. Elle s' assit sur le dépliable près de lui et elle le regardait comme un chat qui guette sa proie alors il lui demanda: demain, c' est toi qui viens chez moi? s' approchant, elle lui murmurra " c' est ok ".

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