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La petite citrouille

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Mae'

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C'était une citrouille. Une toute petite citrouille qui profitait du soleil. Il faisait bien chaud sous les rayons qui dardaient sur sa peau. Elle était encore bien petite mais elle espérait bien grandir encore un peu ! Et puis le teint vert ne lui seyait pas assez bien. Le orange était tout de même une couleur bien plus agréable.
Autour d'elle poussaient ses amies. De la même famille des cucurbitacées elles étaient toutes fièrement tournées vers le ciel bleu d'automne.
Leur conversation tournait autour de leur prochaine destination. Elles avaient toutes hâtent de se faire cueillir une fois mûres. Elles frissonnaient de bonheur à l'idée de se retrouver dans une cuisine, entourées d’aromates et d'autres légumes pour pouvoir enfin faire connaissance.
Et puis un jour, après plusieurs heures de bronzette intensive, deux grosses bottes s'approcha de la petite citrouille devenu bien dodue ! Elle se sentit soudainement si excitée, enfin, elle allait goûter à la liberté ! Elle s'éleva dans les airs et vit comment le monde était beau et grand, sans frontière. Elle voyait le soleil se coucher au loin. Elle voyait ses amies toutes petites de ci-haut, elles si grosses en bas. Elle voyait la ferme de loin.
« Ah, se dit-elle, je vais connaître milles amies dans cette cuisine qui m'attend. » Elle était toute excitée.
Le jardinier avança. La citrouille pris une demie seconde avant de remarquer qu'il ne l'amenait pas dans la bonne direction ! Mais que faire ? Elle ne pouvais pas se défendre sans bras sans jambes... Elle essaya de se tourner de se retourner pour voir où il allait la déposer. Rien n'y fit, elle du attendre... Elle se résigna et ferma les yeux, triste de voir son rêve brisé.
Soudain elle senti sous ses petites fesses quelque chose de dur. Mais en deuil elle choisi de ne pas ouvrir les yeux. Elle senti aussi que le jardinier lui chatouillait le dos. Il la mit sur la tête, toujours les yeux fermés elle cru qu'elle allait vomir toutes ses graines d'un coup ! « quel malotrus ! Me retourner violemment comme ça ! Je le déteste ! » Elle était très énervée. Et le jardinier continuait à la chatouiller quand même. Puis il s'arrêta. Il la souleva une deuxième fois, elle avait la pulpe en vrac à ce train là... Mais toujours têtue elle gardait les yeux clos. Jusqu'au moment où elle se sentit monter encore plus haut que les deux bras costaux du jardinier. Il la secoua un peu, gentiment. Elle l'entendit s'éloigner. Elle décida d'ouvrir les yeux et vit, le souffle coupé, tout le jardin ! TOUT le jardin ! Et même encore plus loin... c'était beau ! Elle vit même qu'il l'avait paré de milles et un bouts de tissu ! Incroyable... elle était ébahie. Elle était heureuse. Elle était passé de petite citrouille à épouvantail.
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