La particule des Atlants

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Je suis une poussière qui partage un destin universel, je profite de ma deuxième vie après la mort en me laissant aller sur les mots qui me hantent. Amateur de premier ordre, je conte la fiction  [+]

Des obus de masse,
Remplis de poudre dans le tourbillon des spores,
Touchaient le sol avant d’embrasser l’abysse des profondeurs

Sous l’orage des flammes,
Sous l’air méprisé par l’horreur du moment,
Le craquement des failles amenait séismes et tsunamis;
La peur et l’incontrôlable panique
Changeaient les bons amis, les bons voisins et les frères de hauts rangs
En des ennemis jurés, en des souverains de haine possédés par l’âme de leur propre prédateur;

Les voilà qui se déchiraient
Et qui se chamaillaient au lieu de se serrer leurs gourdes,
Histoire de les éventer

Les créateurs de leur propre soif du mal en pis;
À bout de bras bien trop lâche,
Ces Atlants d’hier mimaient la détresse du bruit
Des os broyés par les squales

L’année dernière,
Ils jetaient de leurs sourires aux lobes
Des prières au cou des lèvres,
Avant d’envoyer leurs femmes responsables selon eux,
Comme un présent aux dieux dans l’écume des mers

La naïveté de ces mauvais gens
Allait disparaître d’ici peu ou prou...

Le tonnerre résonna dans le corps des hommes

L’île des terres à la quintessence technologique dépassée
Par la compréhension de chacun ou de peu,
Comme une toupie sur un fil,
Elle s’embrasait entre les griffes
Des coraux de feu et les mâchoires de sable noir de cendre de mil

Malgré le monde d’avant,
Une lueur d’espoir tapi dans l’ombre des lumières du ciel,
La survie de ces êtres primitifs noyés par l’œuvre de leur science,
Reposait sur le savant des sirènes d’ici-bas,
Au fond de cette eau-de-nouvelle-vie qu’elles offraient

C’est ainsi,
Que le premier Pardon des premières sacrifiées dépassait l’impossible;

C’est ainsi,
Que les Atlants finirent par comprendre qu’Atlantis n’était rien
Sans l’équilibre des sens;
Le péché est dense quand la sottise habite les armes

Le monde du dessous s’appelait : « EQUILIBRIA »,
Le monde de l’égal de tout et l’intelligence brilla,
Tant que Cthulhu pouvait sombrer...
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