La nuit étoilée

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Salut, je suis une artiste à ma manière; j' espère que ça plaira à quelques lecteurs; dans ma tête, après avoir regardé ma vie ou la vie des gens que je connais, je transpose l' ennuyant en  [+]

LA NUIT ETOILEE

" Mais il n' y a jamais eu personne dans cette maison! " dit-il. Et elle lui fit un clin d' oeil amusé puis s' esclaffa d' un rire coquin " je rigolais ". Puis ils repartir main dans la main en direction de la gare; ils ne devaient pas rater leur train qui les ramènerait à leur quotidien après ces chouettes vacances. Là ils étaient sur le banc et écoutaient l' annonce sonore de l' arrivée des prochains trains; " c' est vrai qu' elle devait être habitée cette maison , d' ailleurs elle reste très belle même en ruine; le jardin avec le peu de plantes encore vivantes que l' on voyait était sûrement resplendissant à une époque et je crois qu' en ayant loué la maison d' à côté pour se décontracter nous aurions dû en profiter pour s' y perdre, ne penses-tu pas " elle rigola de nouveau et acquiessa. " En rentrant j' aurai tout le loisir d' imaginer des trucs qui font peur, méfie-toi! " Ils s' embrassérent et déjà leur train était en gare, destination *maison*; elle ne lui avait pas dit mais elle avait ramené un genre de cailloux très coloré ramassé dans le jardin d' à côté car elle y était parti quelques secondes, c' est tout, quand il était sous la douche, le premier jour de leurs vacances. Mais déjà c' était un doux souvenir, et l' on pouvait entendre le galop des rails du train qui s' en allait au loin. " Mais pourquoi je n' entends plus la musique des voisins? Je croyais qu' ils avaient emménagés; me serai-je trompée?- elle habitait dans cette maison en effet, et moi qui suis son jardinier je peux vous dire que c' est une très belle femme, bien sûr elle a ses humeurs mais elle reste tout de même la meilleure dame de maison et ce n' est pas Paulette, mon assistante et servante de cette demeure qui dirait le contraire. Oh! des fois elle se plaignait, elle disait qu' elle aimerait bien habiter ailleurs mais elle savait très bien qu' elle n' irait nulle part et qu' elle n' avait que nous. Il faut dire qu ' on assurait, on la choyait bien; en plus la maison était vraiment bien entretenue et le jardin j' en ai toujours été très fier; je pense que la petite dame d' à côté a été impressionnée car je l' ai vu rentrer une fois et puis plus rien; j' en ai parlé à Madame mais elle a changé de sujet, j' crois qu' elle avait une idée derrière la tête; après j' avais l' impression que ce petit couple nous regardait comme si on n' existait pas, c' était mieux pour tout le monde, tiens! " Ernold, Ernold" " oui, Madame " " Apportez-moi un peu d' eau du puit et faites vite. Je ne comprends vraiment pas pourquoi il fait si chaud; il faudrait ouvrir un peu, voulez-vous " " mais, m' dame vous savez bien qu' on a condamné la fenêtre, elle est cassée ". Elle descendit alors faire un petit tour dans le jardin, il faisait bon et en s' approchant de la fontaine, près de ses fleurs préférées: des impatiences, elle s' aperçu qu' il manquait un caillou qu' elle avait ramenée de son voyage en Inde quand Gustave était encore à ses côtés. Son humeur changea alors et elle entrepris de regagner le salon et elle appela ses fidèles serviteurs; " Je vais m' absenter bientôt, j' ai quelque chose à récupérer, je n' aime pas ce manque de politesse de la part d' hôtes que nous n' avons pas invité; je compte sur vous pour que tout soit en ordre à mon retour! " On savait très bien qu' elle allait revenir et j' avais compris ce qu' il se passait, tout d' façons j' irai la chercher si ça se passe mal, j' ai l' habitude. Avant de partir Paulette servit le déjeûné: les tomates du jardin, les meilleures, en salade et du hareng fumé, quel délice! Elle arriva chez eux et bien sûr, ils n' étaient pas là; elle commença à chercher mais sa pierre qui avait plus une valeur sentimentale qu' autre chose était nulle part, alors elle décida de les attendre. Quand ils arrivèrent, elle s' était endormi dans la chambre d' ami; épuisée. " Tu ne trouve pas qu' il fait froid, chéri "; le couple à peine rentré, allumait la cheminée et s' activait à leurs occupations respectives; déjà on sentait une agréable odeur d' un plat simple mais qui promettait d' être bon. Depuis deux jours un froid de canard dans leur appartement les glaçait; ils avaient même appelé un ouvrier pour vérifié que tout fonctionnait bien; elle était tombé malade: une méchante grippe et avait pris un congé difficilement accordé après les jours de vacances déjà comptabilisés. C' est alors qu'elle demanda à son chéri "demain, tu peux passer au bureau me rapporter la pierre de toutes les couleurs sur mes dossiers, de l' avoir avec moi ça va me remonter le moral " " mais oui repose toi " dit-il. " Enfin, ils vont me rendre ma pierre et je vais pouvoir retourner dans ma maison tranquille; je ne comprends pas comment ils font pour habiter ici! et s' approchant d' elle, elle lui murmurra dans l' oreille: " je ne tiens pas à ce que tu tombe un peu plus malade! ".Un frisson parcouru tout le corps de la malade. De retour, il lui donna comme elle l' avait demandé ce morceau de caillasse qu' il trouvait anodin et elle ne le lachaît plus, le regardant et le regardant encore; elle ne se nourrissait presque plus... . Quelques semaines plus tard après une lente convalescence, elle compris que ce qu' il lui était arrivé avait faillit lui être fatal, son médecin avait même utilisé les mots : grave, anémie, contagion. Son chéri, la sachant sorti d' affaire était content. Elle repris son emploi et savait bien que son bonus de fin d' année avait sauté vu son absentéisme, mais elle était quand même heureuse et reprenait goût aux choses simples de la vie. Un jour elle chercha ce caillou qu' elle affectionnait tant et ne le trouvant pas, ayant demandé à son chéri aussi, compris qu'il avait eu une incidence avec ses évènements /et peut-être encore.
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