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La neige aux deux visages

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Maeva

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Le ciel était d'un bleu éclatant, le soleil était brillant, ensoleillant et brûlant petit à petit la neige qui recouvrait les hautes montagnes. Qu'est-ce quelles étaient belles, il n'y avait pas assez d'adjectifs pour décrire cette beauté sublime. Quelques oiseaux volaient, chantaient face à cette splendeur. Effectivement, c'était un endroit paradisiaque, paisible et merveilleux. Chaque visiteurs étaient portés d'émerveillement, d'amour et de rêverie face à ce paysage. C'était encore plus beau quand le manteau blanc recouvrait les monts. Ce manteau était cristallin, enclin avec la beauté purement authentique. Cette neige était comme un réconfort pour l'Humanité, une protection, une promesse de revenir même si elle était éphémère. Tout ce blanc inspirait la fraîcheur... Que c'était bon de respirer et d'admirer tout ce blanc. Plus nous nous approchions, plus nous pouvions voir la cruauté de l'humanité. Des traces de pas saccageaient cette beauté à présent brisée. De vilaines traces, des traces noirâtres, salies par l'Homme. Pauvre manteau blanc, contre son gré, il s'enlaidissait de jour en jour. Le sol blanchâtre avait un aspect boueux et sale. A présent, toute cette beauté s'était évaporée. Pauvre montagne, pauvre neige, pauvre innocente. Elle n'avait rien demandée. Un jour, le manteau blanc devint un manteau pratiquement noir. Saletés. Poussières. Bous. Triste de cette beauté éphémère, la neige décida de partir. Elle était chassée. Chassée par l'Homme, par le soleil. Chassée. Mais elle savait qu'elle allait revenir tôt ou tard. La chaleur du Soleil faisait fondre doucement, doucement cette petite neige innocente... Bientôt, plus de neige ne recouvra les hautes montagnes de Corse. Tiens...? Cinq petits bâtons ressortaient de cette neige enlaidit, cinq petits bâtons crispés, gelés par le froid. Tiens...? De milliers petits fils noirs ressortaient de cette neige enlaidit. Tiens...? Deux petits yeux, figés, morts, fixaient le Soleil. C'était une sorte de soulagement, de remerciement. Tiens...? Un corps, depuis tout ce temps, se trouvait sous cette épaisseur. Tiens...? Cette neige, qui autrefois, paraissait innocente, belle et cristalline semblait s'être moquée de nous. Elle avait deux visages. De l'extérieur, elle paraissait paisible, remplie de merveilles et de magies, mais à l'intérieur, elle était noire, pourrie et cruelle. La fraîcheur devint la froideur. La mort. La cruauté. La laideur. Depuis tout ce temps, le Soleil essayait de nous donner la vérité. Cette neige qu'on vénérait était en fait une assassin, une pourriture de la nature. Le Soleil avait essayé de la sauver, cette pauvre jeune femme, mais la neige était bien plus forte, plus abondante et dévastatrice. Plus aucune blancheur n'apparaissait dans les environs. Ayant remplit son devoir, la femme fut trouvée, aidée par le Soleil qui facilitait la décomposition de ce corps sans vie. L'odeur était tellement forte qu'une personne avait suivie le chemin de cette monstruosité. Malheureusement, la neige ne put être condamnée, elle paraissait trop innocente pour cela, on accusa simplement le hasard. Une personne morte par le hasard. Le soleil détenait la vérité, il savait que ce n'était pas cela. Mais il savait que la neige s'en sortit toujours, elle apparaissait et créait un génocide, ensuite, elle repartait et attendait de revenir, pour frapper encore plus fort. Toujours faire attention, ne jamais croire en quelque chose ou en quelqu'un, toujours approfondir l'exploration. Parce qu'un jour, vous serez confrontés à une cruauté dissimulée par un aspect trompeur. Ainsi, vous en serez les victimes.
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