La naissance de l’humanité.

il y a
2 min
24
lectures
5
C’était au temps où Bruxelles était loin de rêver, pas au temps des messieurs en Gibus ! C’était au temps de l’homo erectus !
En ce temps-là l’homme n’était qu’un petit animal fragile, auquel il fallait beaucoup de courage pour se défendre devant tous ses prédateurs. Il n’avait pas de griffe, pas de crocs et même pas de poils pour se protéger des intempéries ; il était obligé de se couvrir de peaux de bêtes, souvent obtenues au péril de sa vie. Il faisait plutôt pitié à voir tant il était vulnérable. Pourtant il avait des mains ce qui était un gros avantage même s’il n’était pas le seul animal à en avoir.
À force d’être obligés de se défendre contre bien plus forts que lui, il avait acquis une grande hardiesse, un énorme courage et savait montrer beaucoup d’héroïsme pour défendre sa communauté. Ceci étant dit, il savait bien sur lancer des cailloux ou brandir des branches, mais que pouvait-il faire devant un mammouth ou une meute de loups.
On peut penser qu’un jour d’incendie causé par un orage, une tribu d’homos erectus a pu se trouver traquée par une meute de loups affamés ; elle n’avait aucune chance de s’en sortir. Mais les hommes étaient observateurs, ils remarquèrent que comme eux, les loups avaient peur du feu. Un des jeunes homos erectus, sans doute amoureux d’une belle dame et voulant se faire remarquer, n’écouta que son courage et fit un acte d’héroïsme qui à tout jamais, a marqué l’humanité ! Prenant à pleine main une peau de bête, il ramassa un tison et le brandit devant les loups. Le voyant faire d’autres l’imitèrent et ce fut une barrière de feu devant la meute. Les loups affolés s’enfuirent et c’est ainsi que la tribu fut sauvée !
Sans doute les légendes existaient déjà à cette époque, car on raconte encore que le garçon s’appelait Adam et la dame Eve.
Toujours est-il qu’à partir de ce moment-là, l’homme a su maitriser le feu et c’est ce qui a pu le distinguer des autres animaux. Sa conquête de l’énergie était commencée et elle allait continuer. Il allait plus tard utiliser à son profit l’énergie des autres animaux, mais aussi celle du vent, de l’eau...
Pourtant quand le feu fut éteint, les homos erectus se retrouvèrent « tous nus », il a alors fallu qu’ils attendent avec impatience un nouvel orage pour recueillir du feu et ensuite le conserver précieusement. Il en a fallu des gardiennes du foyer pour que les humains puissent continuer à vivre en toute tranquillité. Plus tard, bien plus tard, un tailleur de pierre (pas ceux de nos cathédrales, mais un tailleur d’outils en silex), remarqua qu’en frottant deux cailloux on faisait des éclairs, comme ceux qui provoquait les incendies. C’est ainsi qu’il apprit à générer volontairement le feu. Mais je crois que celui-là était un homo sapiens.
Après avoir été maitrisé, le feu n’a pas apporté à l’humanité sa seule sécurité, mais aussi une nourriture plus assimilable, un éclairage pour pouvoir se réfugier dans des grottes obscures où les ours ne pouvaient pas aller, de la chaleur pour résister aux grands froids etc. Plus tard le feu a permis aux hommes d’élaborer des céramiques et des métaux et bien d’autre choses encore. Toute cette amélioration de son environnement a provoqué chez les hominidés une profonde évolution, jusqu’à l’apparition des homos sapiens dont nous faisons tous partie.
Pourtant, malgré le feu, il restait pour l’homme un terrible prédateur : l’homme.
Certains d’entre eux, des sauvages des suppôts de Satan, ou des apprentis sorciers, se servirent du feu non pas pour bâtir ou se protéger, mais pour détruire et incendier les villages des tribus voisines. Ils agirent même au risque de faire disparaitre l’ensemble de l’humanité d’alors et cela dure depuis cette époque et avec de plus en plus de moyens de destruction. Avec toute la puissance qu’il a maintenant à sa disposition, il semble de plus en plus que l’homo sapiens se montre incapable de maitriser les forces qu’il a lui-même créé. Va-t-il être la cause de sa perte ? Par qui sera-t-il remplacé ?
5

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,