La mobylette à Mémé

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Sexagénaire... bien tassé ! Et dire que j'étais tout juste quinqua quand j'ai osé m'autoriser à écrire mes "gentils fantômes" ! Voici une étape de plus: te les soumettre à toi, "cher(e)  [+]

Je file sur la route... Je fais au moins du « cent à l’heure » avec la mobylette de Mémé Daudin que j’emprunte pour la première fois !!!
Grisé par cette sensation nouvelle, j’attaque à fond la montée vers Romas. Le moteur de la vieille grise ralentit à peine dans la côte.
La vitesse me souffle l’air frais sur le front, mes yeux pleurent un peu ; à droite, je devine plus que je ne vois la Vierge, à l’entrée de chez Magnan.
Pas trop loin !... Pas trop loin !... Etait-ce ma raison ou bien la Vierge qui m’avertissait ? En tout cas c’est ici que je ferai demi-tour.
Sans ralentir, je tourne le guidon d’un coup... et perds le contrôle du bolide !...
L’engin et son pilote atterrissent dans le fossé, après avoir frôlé les roues du tracteur du fils Pays qui arrivait en face.
« Ben mon gars, t’as pris un beau gadin ! Y faut ralentir quand tu veux tourner ».
Au retour, j’étais moins « vorioche » qu’à l’aller, la mobylette hors d’usage chargée sur la remorque, moi sur le tracteur avec Jean-Pierre.
A la maison, toujours les yeux mouillés, mais pour d’autres raisons cette fois, je répétais à Mémé : « j’ten acheutrai ine aut’, j’paierai, Mémé, j’paierai... ».
Elle me laissait dire, bien contente que seule la mobylette soit cassée...
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