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La Messe Républicaine

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Jules Chris

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2017, comme tous les cinq ans, Marianne enfourche sa bicyclette. Elle part de Hollande direction l’Elysée. Concentrée, elle scrute un horizon lointain, les roues de son vélo tournent, tournent et chaque rayon rêve d’être, à la fin de cette ballade le rayon du haut. Candides à l’extrême, ils pensent faire croire que les autres sont tout sauf in tellement ils ont peur que ça recause zizi. Au pays de Vercingétorix, il y a deux Gaule qui s’affrontent et Excalibur ne les départagera pas. Marianne pédale comme une hystérique cela lui rappelle les colonies de vacances. Tout à coup, pour éviter un hérisson d’âge mur, elle tourne brusquement le guidon vers la droite, sort du chemin et évite de tomber dans la marre in extremis. Constatant qu’elle n’avait rien de cassé, elle repart, le vent dans le DOS. Sur la selle, sa RAIE publique, fille de joie qu’elle est. MYthe errant de la fille FAcile en talons aiguille sur le SOL du trottoir. LAsse, elle se dit : « Et SI j’avais choisi un autre chemin ». Marianne a le vent dans le DOS. Elle passe devant l’Eglise d’où proviennent des sons inhabituels. Curieuse, elle pose son vélo et entre. Grande est sa surprise quand elle voit le Père Duval en pattes d’eph énervé. En totale impro, messe folle il fait tandis que fesse molle il a. Le curé, sans chichi, raconte que plus il est lecteur de la bible plus il voue un culte à John Lennon, plus populaire que Jésus. Dans ses coups de pompe, il doute même de l’existence du Père créateur quand il sent les effets du Red Bull éteints. Secret bien gardé jusqu’à présent, étant du rock and roll un pro, gramme après gramme, il sniffe parfois de l’hostie en poudre, remède radical pour se requinquer naturellement. Par ces révélations, le Père Duval avait fait cent tristes parmi ses fidèles. Ce curé, quel sot ! S’il y a liste des hérétiques dans les mains de Dieu, le Père Duval ira droit en enfer. Spectatrice effarée de cette messe, Marianne sait qu’il est trop tard pour qu’elle agisse car le mal est fait. Elle décide de repartir vers l’Elysée, avant que le ciel tombe sur la tête des Gaulois, ne sachant pas quel rayon sera celui du haut. Mais quel que soit le nom du vainqueur et des vaincus, n’oubliez pas que dans la vie, toujours, la roue tourne.
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