La malle

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On m’avait dit « Il n’y pas grand-chose là-dedans... »
Justement...
C’est ce « pas grand-chose » qui fascine.
C’est ce « pas grand-chose » qui témoigne de toute une vie.
C’est dans ce « pas grand-chose » que se dévoilent les secrets d’une existence.
Des objets ordinaires, dans une malle ordinaire et poussiéreuse.
Quelques banalités, insignifiantes et sans intérêt. On les a pourtant conservées...
Une petite poignée d’habits aux tissus froissés, ternis dont chaque pli héberge secrètement un échantillon de chagrin. Des larmes qu’on est allé discrètement enfermer, et qui ont séché dans les entrailles d’un grenier presque désert. Une douleur infinie qui a trouvé son refuge éternel dans les recoins boisés d’une malle ; douleur vive qui encombrait les jours déjà pénibles de toute une famille.
Des petites choses du quotidien, utiles, inutiles, vieillies, épuisées par le temps qui passe. Mais qui offrent l’idée réconfortante qu’on ne disparaît jamais complètement.
Cette malle qu’ils ont choisi de ne plus ouvrir, de peur que cette souffrance ne les enveloppe d’un manteau glacial alors qu’ils venaient tout juste de revêtir la tenue des jours meilleurs.
Celle qui autorise les sourires et la gaieté.
Celle qui a les couleurs de la vie et de l’espoir.
Une malle ordinaire...
Une vie.
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