La journée d'un sac à main

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Et s’est parti pour une nouvelle journée de folie mais heureusement il y a des moments de repos.

6h00 : départ pour la salle de sport.
Dans la voiture, elle m’installe sur le siège avant passager en compagnie du robuste et grand sac rouge où elle met sa tenue. Chaque jour il me rabâche toujours la même chose. Il y en a assez. Comme elle me met au bord de siège, parfois je profite d’un virage pour me laisser tomber à l’étage inférieur. Ainsi j’ai la paix.

6h30 : arrivée à la salle de sport.
Elle nous prend tous les deux, le grand costaud et moi. Elle me pose dans le casier qu’elle ferme à cadenas, garde le grand rouge afin de se changer. Cinq minutes passées, elle revient déposer le grand et nous enferme tous les deux dans le même casier. Une heure à patienter dans le noir avec ce macho qui ne cesse de me faire la cour. Il est bien sympa mais il est lourd. Puis arrive enfin le temps de repartir en direction du travail.

8h00 : dans les bureaux d’Eurostop.
Sorti de la voiture seul avec elle, puisque le balourd reste sur la banquette arrière toute la journée. La journée de travail débute pour elle.

9h00 : pause-café.
Elle plonge sa main dans ma grande poche. Elle trifouille dans le fond. Du bout des doigts elle essaye de sentir un stick de café. Une fois trouvé, elle me glisse sous le bureau, puis va prendre de l’eau chaude dans la bouilloire proche de sa place.

10h00 : pause toilette.
Elle pose ses mains douces sur mes anses. Elle me chatouille presque. Quelle sensation ! Elle m’embarque d’un geste brusque. Aux toilettes, elle me trifouille encore pour y chercher des mouchoirs. Encore aujourd’hui la femme de ménage a oublié de mettre du papier. Sorti du cabinet, devant la glace, elle me pose et encore une fois, elle me trifouille pour chercher son rouge à lèvres, son fard à paupières et son mascara. A chaque fois, j’ai envie d’éclater de rire car elle me chatouille mais je m’abstiens de le faire, avec mal je dois dire.

10h30 : pause grignotage.
Toujours la même rengaine. Elle me trifouille, cette fois pour trouver un stick à soupe afin de prendre sa petite collation du matin.

12h00 : pause déjeuner.
Après une heure trente de répit, elle recommence. Elle cherche ses clés, remet son portable et me prend d’un geste vif. Rendez-vous au restaurant ce midi avec un homme.

12h15 : rendez-vous inhabituel.
Installée à une table, avec cet homme, elle est nerveuse. Malheureusement c’est moi qui prend tout. Des coupes de pieds qui me poussent à l’avant. Des coups sur le côté, qui me font tomber au sol. Elle me rapproche, me relève à chaque fois, mais rien à y faire.


14h00 : retour au bureau.
Ouffff ! Enfin posé au calme. J’en ai la nausée de ce repas. J’ai cru que jamais cela ne se terminerait. Mais bon, heureusement l’après-midi c’est beaucoup plus calme pour moi.

18h00 : retour chez soi.
Elle me reprend, me met dans la voiture et je salue le grand rouge qui a eu grand chaud. Et tout ensemble on rentre.

18h30 : dépôt sur le buffet.
Et comme chaque soir, elle me dépose sur un buffet, mon propre emplacement. Et là c’est parti pour un grand moment de tranquillité jusqu’au lendemain 6 heures où la même chose se répétera.
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