La flemme

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Quand les mots me prennent Par le coeur, ils m'entrainent Dans mes rêves, mes peurs puis je les dépose, douce rumeur Aujourd'hui je vous les livre Vous me lisez vivre Ne soyez pas trop  [+]

Et si je faisais de la fimo? de la peinture? si je terminais mon livre de chevet? faisais les expérimentations patissière dont je parle depuis si longtemps? Travaillais sur mon projet de ludo? Mangeais? finissais mon album de scrap? ma marionette?
Il est 13h, voilà presque 4h que je suis éveillée, éveillée mais pas debout. Coucher dans mon lit, enmitouflée sous ma couverture, mon portable sur les genoux, je pense, je rêve, je lis les notification facebook. Sans cesse ces injonctions "fais quelque chose" "tu ne vas pas attendre indéfiniment dans ton lit" et puis "que faire?" et là cette liste de chose, dont j'ai envie mais en même temps, pas tant que ça, pas assez pour me donner la force de quitter mon lit, pas assez pour choisir. Choisir, c'est renoncer. Depuis mon lit je ne choisis pas, je ne renonce pas, je ne vis pas non plus, j'attends.
J'attends qu'on me bouscule, qu'on me dirige, qu'on me prenne en main ou peut-être que j'attends l'innexorable moment où il n'aura plus rien à attendre, où il sera trop tard.
J'ai ouvert les yeux l'appétit au ventre. Qu'est ce que je mange? il reste de la potée, mais je n'en ai pas envie... Je pourrais aller me chercher un burger mais ce n'est pas sain et il y a a manger ici, la potée. Alors je ne mange pas. J'attends le moment où il sera trop tard "je ne vais pas manger, il sera bientôt l'heure du souper" . La faim au ventre je reste couchée, attendant que la faim me passe pour ne pas avoir à choisir quoi manger, car choisir c'est renoncer. Soit je cède à mes envies, soit je cède à ma culpabilité de laisser les restes d'hier. Choisir c'est renoncer. Alors je fais autre chose, ou plutot je ne fais rien.
J'ai rendez vous au docteur à 15H30, ce n'est pas un choix, c'est un rendez vous, je l'attends, c'est mon heure limite, buttoir. Je devrais partir au moins 45 min avant pour être sure d'y être à l'heure, ouf 45 min de gagner où je n'aurais pas à me demander ce que je fais. Il faudra que je me prépare, je ne peux y aller en teeshirt et culotte, encore 45 min de gagner sur l'ennui, sur l'attente.
J'ai envie de faire de la fimo, je regarde les tuto mais a chaque fois je me dis que je ne serais pas capable d'arriver à se résultat, alors j'abandonne, avant même d'avoir sortie de son emballage la-dites fimo. Plusieurs mois que je l'ai achetée, une "folie" mais je me suis dit que j'en ferais quelque chose. Toujours rien. Pourtant j'en ai envie, mais rien de ce que je ferai ne serait assez beau que pour mériter d'exister, alors je ne fais rien. Et quand bien même j'arriverai à faire quelque chose d'a peut près correcte, faut il encore la mettre au four. Allumer le four juste pour quelques petits morceaux de fimo, en vaut-il la peine? et puis on ne peut pas cuisiner dans un four qui a précédemment été utilisé pour de la fimo, et si j'avais besoin du four pour souper? alors j'attends.
J'ai envie de finir mon livre, mais c'est déjà la deuxième fois que je le lis, ce qui est rare, et je sais que quand il sera fini il ne sera plus. Je ne pourrais plus profité de l'histoire une fois que j'en serai arrivée au bout, alors j'en profite radinement, quelques pages par soir, pas trop pour qu'il dure. Si je le lis maintenant, avec le temps que j'ai devant moi je l'aurais fini, et il en sera terminé des aventures de Rincevant, j'ai déjà lu les tomes suivants et je n'ai profité que de ma mémoire défaillante pour relire celui-ci, mais je ne pourrais relire les suivants, ils sont bien trop encré, je n'en profiterai pas. Alors j'attends, j'attends qu'il soit nuit pour que je puisse lire mon livre, juste quelques pages.
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