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La commissure de tes fesses

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Faf

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« Tu peux t'assoir sur mon sourire. J'ai les dents aussi blanches que tes desseins sont noirs. »

Au pied du lit, débordant d'un drap usé, deux pieds galbés comme des hanches. Des hanches sublimes. La plante tournée vers le ciel comme un tournesol.

Dix doigts de pied brillants s'agitent avec l'agilité des doigts d'une couturière. J'en saisis un avec l'incisive, mordille en même temps que ma langue le parcourt.

Les rayons solaires, qui transpercent les volets sans âge, font office de projecteur de cinéma et aspergent de leur lumière des mollets ronds d'une incommensurable sensualité. Un cannibale les aurait dévorés. Je n'ai fait que les embrasser de mille baisers langoureusement déposés comme sur des lèvres. A l'arrière des genoux, le bout de ma langue s'est attardé, exerçant une pression tantôt douce, tantôt forte provoquant tes gémissements tantôt doux, tantôt forts. Auparavant, j'avais souvent négligé le potentiel érotique de l'arrière d'un genou.

Avec mes deux mains, je saisis chacune de tes cuisses comme si elles étaient miennes. J'alterne encore pressions fortes et caresses voluptueuses jusqu'à ce qu'apparaisse la commissure de tes fesses. A s'y méprendre, elles sembleraient sourire. D'un sourire invitant. Aventureuses exploratrices, mes mains parcourent monts et vallée au gré des chants d'oiseaux qui pénètrent la chambre par la fenêtre entre-ouverte.

A la commissure de tes fesses, je déposerai un baiser. Un baiser sans pudeur puisque nul ne me voit. Ni toi, ni moi.
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