La cérémonie des Molières mise à nu… !

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Depuis fort longtemps déjà, de manière récurrente, les intermittents du spectacle s’inquiètent de voir leur emploi menacé par les réformes du régime de l’assurance chômage.

Dans le domaine de la culture, sous le couvert du caractère indépendant et intouchable que suggère le statut, on exige une compensation pécuniaire que ce métier à connotation artistique est incapable de générer durablement.

Pour les millions de travailleurs ordinaires qui eux, n’ont pas d’autre choix que d’aller vers des emplois aussi ingrats que précaires, la juste rémunération et l’épanouissement intellectuel, sont rarement au rendez-vous.

D'autre part, dans ce cercle aussi préservé que vertueux « argent et culture » sont des mots antinomiques, artistiquement incorrects. Et ne peut être que méprisé celui qui aborde le sujet.

Les artistes entendent bien s’épanouir dans leur art, mais en toute indépendance, sans lien de subordination humiliant et surtout, sans s’inquiéter du lendemain lorsque qu’inéluctablement, surviennent les difficultés de fin de mois.

Il y a peu de temps encore, lors de certains galas mondains (fortement ennuyeux), il était de bon ton, dans un merveilleux élan de solidarité que des invités, enfants de Molière ou de Georges Méliès, applaudissent à tout rompre, lorsque ces auxiliaires du spectacle, s’appropriaient en toute illégalité la scène du théâtre et l’audience des médias, pour en faire une tribune de revendications professionnelles.

Il s’agissait, bien sûr, de ces artistes et autres personnalités, reconnus et adulés qui s’associaient totalement au légitime combat de leurs camarades intermittents et qui, une fois le spectacle terminé ou annulé, regagnaient en hélicoptère privé leur propriété de six hectares dans le midi de la France.
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