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La belle et la bête

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Pascal Marion

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Elle m'avait dit '' tu viens quand tu peux ''
Nous nous étions rencontré lors d'une soirée chez des amis lointain communs. L'ambiance était lourde et pesante. Je l'avais remarqué dans ce fauteuil de velours rouge d'un goût douteux, comme la décoration en général de ce duplex. Profitant d'une approche commune du saladier de sangria et du buffet de tapas, j'engageai la conversation.
Yves Simon chantait '' un jour on dit'' dans le fond de la pièce.
Nous avons parlé du temps, puis de nos enfants, puis un peu de nous. Accompagnant nos assiettes jusqu'à la terrasse, nous trouvâmes un table basse et ce fauteuil double de jardin qui restait. Les autre fauteuils étaient occupés par 2 couples en grande discussion sur la dernière manifestation des infirmières.
La vue sur la ville était imprenable. Cette terrasse au 22ème étage, agrémenté de verdure, nous offrait un ballet de lumière et en cette chaude nuit d'août, les quelques résidants qui n'étaient pas partis sur la côte caressaient leur klaxon.
Nos hanches se touchaient et son subtil parfum mimosa se mêlait à mon aftershave. Lorsque le soleil se leva derrière la cathédrale sur la colline au loin accompagné par Saint Preux '' concerto pour une voix'', il était temps de rentrer chez nous. Nos veuvages récents ne nous incitait pas à aller plus de l'avant. Un échange de numéro et nous regagnons chacun notre campagne.
Nous conversions relativement souvent et nous arrangions pour faire quelques sorties communes.
'' tu viens quand tu veux''
Ses semaines bien organisées et mes fréquents voyages à l'étranger n'aidait pas le ''veux''.
Un voyage de printemps me ramenait un vendredi matin de bonne heure et suite à quelques SMS tendrement tourné.
- je passerais bien réveiller la belle.
- nous ne sommes pas présentable le matin au réveil.
- avec notre vécu, ce n'est plus cela qui pourrait nous effrayer.
- quand arrive tu ?
- en faite tu as raison. Qui trouverai je. De plus, il m'y faudrait une complice dans cette maison. Pour qu'elle déverrouille la porte du jardin et surtout qu'elle m'envoie par MMS ou Messenger, un plan afin d'en trouver le chemin de la belle.

Sur ce, je monte dans mon avion, éteint mes téléphones et oubli la plaisanterie.
A mon arrivée, coincé entre les messages de mes collaborateurs, une photo d'un plan griffonné et une légende '' chambre de la belle''.
L' adresse ne m'était pas inconnu pour l'y avoir ramené et bu une bière dans son salon.
La porte non verrouillé, à droite dans la cuisine, l'escalier au fond à gauche, de chaque côté du couloir les chambres des ses filles maintenant autonome et dans le fond LA chambre.
A pas feutré je me glisse jusqu'au bord du lit et m'allonge à côté de la belle.
Le mimosa flotte encore dans l'air.
Elle se retourne et tout en la bête se réveiller, je lui dis '' bonjour monsieur ''
Le café est froid et je cours encore
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