L'homme qui voulait écrire

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Au début du XVIIeme siècle, dans la famille Poquelin, archétype de la moyenne bourgeoisie de province, tous les hommes de la famille depuis trois générations sont médecins et toutes les femmes restent à la maison à s'occuper des enfants qui à leur tour feront médecine. La famille Poquelin ne troquerait pour rien au monde le « Dr. » qui remplace la particule qu'elle aurait tant aimer voir devant son nom.
Seulement, le dernier fils ne semblait porter aucun intérêt à la médecine, ce qui l’intéressait c’était l'écriture.

Un soir le père qui rentrait à la maison, surprenait encore une fois son fils à écrire alors qu'il devait préparer sa thèse.

Le père : « Tu n'en a donc pas assez que d'écrire ses inepties .! »

Le fils : « Tu n'en as donc pas assez de te persuader que je ferrai médecine . »

Le père : « Je n'en ai pas besoin, tu seras médecin que tu le veuilles ou non !»

Le fils : « Quel père est tu pour négliger le bonheur de ton fils ! Ma passion est le théâtre et l'écriture, et ça tu ne pourras rien y faire»

Le père : « Mon fils, mon pauvre fils tu es dénué de tout talent ! Ce n'est pas un petit insolent qui vas cracher sur la tradition familiale si chère a ton grand père pour devenir troubadour ! »

La mère, qui elle seule comprenait son fils, s’interposa face a son mari :
« Après tout, si c'est ce qui lui plait... Tu ne vois donc pas que qu'il ne reprendra jamais le cabinet ! »

Le père exaspéré d'entendre sa femme le contredire, elle qui n'avait qu’exécuter et attester ses pensées depuis toujours :
« Voila que tu prends sa défense, voilà que tu veux ruiner notre nom et notre réputation, voilà que tu veux que ton fils rate sa vie ! Que vont penser les gens quand ils vont apprendre qu'un fils Poquelin devint écrivain ! Mais réveilles-toi toi ! Ca n'a pas de sens !»

Le fils : « Regarde toi, comme tu es pitoyable et prétentieux, il n'y a que pour toi la médecine et l'image renvoyée aux autres qui ai valeur a tes yeux.»

Le père : «Ose salir mon nom et sans remords de te renierait ! »

Le fils : « Je n'ai que faire de ton nom et de ton héritage, demain je partirai. Je monterai a Paris et la bas j’écrirai ! Mais puisque tu tiens temps a ta petite réputation, je changerai de nom, on m’appellera Molière !»

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