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L' Auberge des chiens

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Tamy

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C'etait sur la falaise, au milieu d' une forêt dense et épaisse que sa maison se situait. Les arbres de leur écorces puissantes semblaient diffuser dans cette atmosphère lourde et chargée une impression de magnificience et de beauté irréelle; on pouvait palper la vie, se sentir. Dès que l' on s' aventurait après le dernier rayon de soleil qui filtrait cette végétation sans pareil, se découvrait un abrupte découpage telle une silhouette, avec une route sillonnant et caressant l' horizon comme le dos d' une femme. Cette femme, elle, qui habitait l' Auberge des chiens, belle avec un air de légèreté dont personne ne se serait inquiétée et qui n' aurait inquiétée personne. Ce n' est pas elle qui lui aurait dit de partir, surtout pas, alors ce beau jeune homme à l' allure un peu perdue près d' elle est resté un soir où il cherchait sa route. Mais aujourd' hui elle avait l' air mélancolique, distante, presque absente comme si quelque chose allait survenir; et tout en scrutant les chemins escarpés par cette douce après-midi, en retournant sur ses pas, il l' a serra contre une fougère, l' empoigna et l' embrassa comme un amant endiablé, son visage qui parcourait son corps, humide de ses sentiments et cette moiteur les enveloppant; sa robe qu' il avait déboutonnée était à-demi transparente d' exitation et dans le fracas de la vague qui heurtait la falaise, des feuilles et du vent, un voluptueux soupire s' envola. Une fois rentré, elle lui demanda: tu as faim? il lui répondit un oui qui voulait dire pourquoi pas; je vais donner à manger aux chiens aussi, tu veux venir m' aider? ça faisait longtemps qu' elle entretenait une relation fusionnelle avec ses animaux tous plus beaux les uns que les autres, des chiens-loups et il savait très bien la place qu' ils avaient dans sa vie, il ne se serait pas permit un instant, il n' y aurait même pas pensé, à lui faire une réfléxion; cette journée ne ressemblait pas aux autres mais peu importe cela ne le gênait pas et puis alors que la soirée arrivait tous ses chiens faisaient leur ballade quotidienne devant la maison, ils l' aimaient bien, redemandaient des caresses et elle , elle était amusée de les voir; mais souvent et ça depuis le départ presque il l' avait l' impression que ses chiens avec ce regard si perçant voulaient lui dire- aide-nous-; il ne savait pas exactement, c' était une sensation diffuse et abstraite; même une fois alors qu'il avait donné à mangé à un des chiens il avait remarqué cette lueur,une lueur de stupeur dans le regard et ce coup de patte sur son bol. Il n' avait jamais osé lui demandé mais une fois quand il s' est intrigué de leur origine, elle est parti avec un sourire fou. Il l' aimait et s' en était contenté. Tu sais demain tu vas être étonné, lui dit-elle. Mais déjà elle avait décidé de se séparer de lui, de lui donner ce qui pour elle, était la meilleure solution. Ils allèrent se coucher et dans l' air flottait le parfum de l' adieu; quasi-endormi il se blottit contre elle et lui murmurra: oui mon amour. Alors qu'il cherchait sur le drap le contact chaud et aimant de sa main, il s' aperçu qu' elle s' était déjà levée, sur la table il y avait un mot qui disait "rejoinds-moi près de la falaise". Il s' empressa et encore dévêtu s' enfonça dans la végétation, fini d' enfiler sa chemise sur son corps musclé et doré. Elle semblait l' attendre en haut du pic et portait une robe qu' il n' avait encore jamais vu, dans sa main elle tenait une sorte de pot. Elle le vit et sur son visage se lisait comme une inquiétude, il ne savait pas pourquoi mais il n' avait pas envie d' être là. Je t' ai rejoinds dit-il mais je ne comprends pas ce qu'il se passe; ne t' inquiète pas, aujourd' hui j' ai décidé si tu le veux bien que nous allions nous lier l' un à l' autre et pour toujours et que toujours je t' aimerai mais seulement si tu l' accepte; l' air déboussolé et se demandant si elle doutait de ses sentiments, il lui répondit: oui et moi aussi je veux t' aimer pour toujours; regardant l' océan, elle pris sa main et commença un étrange discours: Aux siècles éperdus, dans la tourmente de nos âmes et que pour toujours et à jamais nos coeurs soient liés j' appelle ton amour à boire ce breuvage; et elle lui tendit le pot; de son regard acquiescieur il savait qu' il fallait boire; était-elle prise d' un accès de passion mais déjà la douleur se faisait sentir, tout était flou et puis plus rien. Un rayon de soleil et quelque chose d' inconfortable comme une emprise le réveilla mais qu' est-ce qu' il m'arrive se demandait-il; et là la stupeur, cette stupeur, ces chiens, ses chiens c' était donc ça! à peine levé il senti comme une caresse sur sa tête de cette main si douce et de cette voix qu' il connaissait; les autres chiens étaient avec lui et il entrevit une autre lueur dans leurs regards celle d' avoir été aimer et d' être maintenant ses compagnons à jamais pour l' éternité, il clapit; un chien-loup c' est ce qu' il était maintenant. Il se coucha sur l' herbe chaude et ses compagnons l' entourèrent et le rechauffèrent. Déjà à la porte de l' auberge un marcheur une carte à la main demandait sa route l' air content et d' un rire gai et frais elle le fit entrer.

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