Je veux succéder

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Adolescente de 16 ans en première L dont le passe-temps reste l'écriture  [+]

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Du bleu, du vert, du jaune, du rouge. Des esquisses, des schémas, des sculptures, des textes. Des sciences, des mathématiques, de l'art et des pensées en pagaille. De Vinci était son exemple et continuait de l'être. Il voulait être son héritier, être le Léonard du XXIème siècle, et pour ça, son cerveau jamais ne se reposait. Il charbonnait et ne faisait que ça. Il se réveillait en sursaut la nuit en quête d'une nouvelle idée, en quête d'inspiration, il souhaitait montrer son talent, l'exposer au monde comme l'avait fait celui qu'il idolâtrait. Il peignait la journée, écrivait le jour, réfléchissait le midi et composait le soir. Il philosophait durant son temps libre, calculait et rédigeait plusieurs argumentations sur divers sujets qui l'intéressaient tellement qu'il en écrivait des lignes. Ces argumentations étaient son seul moment de repos, l'unique saveur de plaisir à laquelle il goûtait durant ses journées. Ses débats aussi bien oraux qu'écrits l'animaient d'une telle passion qu'il en souriait bêtement face à l'écran ou face à son interlocuteur. Cette obsession qu'il avait de devenir l'héritier de ce génie de De Vinci l'enfermait, le rendait fou, l'empêchait de se reposer, le privait de sa vie, l'avait privé de sa jeunesse, le privait de sa vie d'adulte actuelle. Il allait finir épuisé, la barbe blanche et seul. Il espérait être repéré de la même manière que l'avait été son exemple pour ne pas avoir perdu son temps. Il voulait être propulsé, saisir n'importe quelle opportunité qu'on lui offrait. Cependant, une chose le différenciait de Léonard de Vinci : il pouvait certes peindre, écrire, composer, argumenter, philosopher sur des sujets pendant des heures, calculer et sculpter, mais il ne pouvait inventer quoique ce soit. C'est pourquoi il se tuait à la réflexion, il se tuait à imaginer des situations gênantes dans lesquels des objets nous seraient utiles. Mais rien ne lui venait en tête et c'en devint, à la fin de sa vie, l'unique obsession qui lui donnait tant de difficultés.
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