Je te veux

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J’ai passé des heures à t’attendre, assise au bas des escaliers.

Je ne suis pas bien ! Pas bien du tout ! Comment dire ? J’ai mal de partout. Oui de partout. J’ai envie de vomir. Je me sens mal. La tête vide et lourde à la fois. Que faire maintenant ? Une douleur me monte le long de la cuisse. Je suis mal assise dans les escaliers. Mais surtout, je suis tellement tendue. Tellement tendue. Je suis tellement tout. Tout est exacerbé chez moi. Plein de violence dans ma tête avec un corps tellement mou. Je suis anxieuse. Je hurle. J’ai envie d’un café. Que vais-je faire ? Je sens mon ventre trop gros, trop mou. J’ai sûrement quelques exercices à faire. Mais lesquels ? J’en ai marre. J’ai envie d’un café. Et tu n’es toujours pas là.

Pourquoi n’es-tu pas là ? Je hurle. Je te veux, là maintenant. Je veux arracher tout ce qui te recouvre. Je veux te toucher, te caresser, te sentir. Je veux passer mes mains sur toi. Tu comprends, j’ai besoin de toi. La vie ne me fait pas de cadeau. Je n’arrive pas à dire que la vie me fait chier. Non, je n’y arrive pas. Encore mes nausées. Que vais-je faire ? Je ne sais que dire. Je ressens une douleur en moi. Mes mains se serrent. Mais je vis, je respire, je suis là. Je veux t’avoir. Je le crie, je le hurle. J’ai faim maintenant. J’ai besoin de respirer, de prendre l’air. Mais toi, où es-tu ? Tu me manques. Tu es tout pour moi. Ta place est chez moi. Je repense à l’instant où je t’ai choisi parmi tant d’autres.

J’ai besoin de quelque chose de chaud. Un café dans mon estomac vide. J’ai besoin de toi. Tu m’entends ? J’ai tellement de choses à faire avec toi. Je ne peux plus attendre. Je suis chez moi. Je ne travaille plus. Mon supérieur hiérarchique carrément abruti. Même minable. Mais arrêtons de penser aux minables.

Oui, je vais rattraper mon retard. Toutes les choses que je n’ai pas pu faire parce que tu n’étais pas là. Cela doit être merveilleux cet instant, cet instant où tu seras enfin entre mes mains. Un instant qui pourrait durer toute une vie. Je te désire tellement.

Je t’attends depuis tellement longtemps. Je suis un grand vide à moi toute seule. J’ai froid maintenant. Et mon café ? La douleur m’étreint, elle ne me lâche pas. Et pourtant le bonheur n’est peut-être pas loin. Je crie mon désir pour toi.

J’ai passé des heures à t’attendre, assise au bas des escaliers.

Tu arrives enfin avec le facteur. Mon Toner. Mon Toner. Mon Toner.....

Je mets l’imprimante en marche.
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