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Me voilà dans le TGV quittant Paris, pour me ramener à 206 km de toi. Je ne veux pas voir ces kilomètres défiler, ces kilomètres nous séparer. Je ferme les yeux et sens la chaleur de ton souffle dans mon cou. Je repense à tes caresses sur mon corps nu. Et nos peaux, l’une contre l’autre, et mes lèvres embrassant les tiennes et ta langue rencontrant la mienne. Mes doigts se glissant dans tes cheveux. Mon corps frissonne au contact de ses doux souvenirs.

Le TGV se met en marche, le paysage défile à toute vitesse et, déjà, les kilomètres filent, te laissant loin de moi. Une larme coule sur ma joue. Je ne pleure pas parce que je suis triste, je pleure parce que ce que je ressens pour toi est tellement fort que j’ai l’impression de sentir mon cœur exploser dans ma poitrine. Tu ne sais pas quel effet tu as sur moi, tu ne sais pas à quel point je t’ai dans la peau, désormais. Mon corps réagit à chacun de tes mouvements, chacune de tes caresses, chacun de tes baisers. Je suis comme aimantée, hypnotisée, amoureuse.

Je ferme les yeux à nouveau. Je vois ton visage, tes yeux mélancoliques, tes lèvres que j’ai immédiatement envie d’embrasser. Ton corps que je n’ai plus envie de lâcher. Mais tout ça je ne pourrais pas te le dire. Je ne pourrais pas te dire que j’aime être dans tes bras, m’y sentir protégée, tout comme je ne pourrais pas te dire que j’aime quand tu me baises, que j’aime quand tu fais semblant de m’aimer juste un peu. Je déteste ces kilomètres qui passent et nous séparent, encore et encore.

Jamais je ne pourrais te dire que... Je t’aime.
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