Je respire, enfin.

il y a
1 min
10
lectures
1

Une écriture de peintre, héritage de famille... Plasticienne Auteure compositrice et interprète La couleur avant tout Projet en cours : "La couleur des mots" Je souhaite être éditée  [+]

Tronc orné de Lichen, le printemps en sommeil.
Le bourgeon jaune dans ses teintes vertes s'éveille.
Le nuage et sa course bleu.
Le vent sur mon visage. Le bal des flocons de pollen doucement. Je frissonne un peu.
La journée en déclin, ses couleurs chaudes résonnent.
Mes pensées s'évadent et courent...comme le nuage au loin blanc gris parfois mauve. La mélodie du vent traverse les branches de l'arbre encore dévêtu, je ressens comme lui la caresse à mes oreilles. Graphique son chemin, entre les ramures sur la page bleu du ciel. Le vent est son vide mélodieux.
La plume perdue d'un oiseau jusqu'ici inconnu traverse l'espace aérien comme un enchantement céleste, la preuve du divin.
Sur ce tapis de pâquerettes, je suis contemplative, aux premières loges de ce printemps timide qui délicatement s'éveille, s'ouvre et se prépare en ses dixaines de pétales en couronne.
L'oiseau pense, me chuchotte son chant, son secret. Alors je respire. Enfin.
Je ferme les yeux. Je ressens le soleil comme une couverture chaude sur mes épaules qui de toutes ses forces semblent me faire oublier le frisson précédent.
Le vent dessine les ombres des arbres nus dans un balai saisissant de formes parfois rondes sur le bitûme gris. Comme des notes sur une partition, sur le sol de l'oubli.
1

Un petit mot pour l'auteur ? 1 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de Tarzan87
Tarzan87 · il y a
Vive la nature apaisée dans cette actualité tempétueuse !!!

Vous aimerez aussi !

Très très courts

Le ménage

Blandine Rigollot

On m’a dit hier matin qu’il était temps de faire un peu de ménage dans la maison.
J’ai fait le tour de la maison et j’ai mis au creux de ma paume une dizaine de frêles araignées qui... [+]

Très très courts

Au bord de...

Yves Le Gouelan

Autour de l’étang, des voix. Un brouhaha léger comme un rideau de pluie. Les conversations des hommes. En petits groupes, alignés sur la rive. Bras croisés pour les uns, mains s’agitant pou... [+]