1
min

Je ne finirai pas l'année

Image de Line

Line

10 lectures

0

Je devais avoir 10 ans, ma mère venait de divorcer avec mon père c'était assez tendu avec ma famille alors mes parents m'ont envoyés en colonies de vacances. Le matin j'étais partie pour Pornic, il y avait beaucoup d'enfant alors je restais à l'écart j'avais peur de tout à l'époque, le monde me terrorisait. Cet oiseau un peu trop proche de moi, ce trottoir haut, cette vieille dame avec le dos tordu et cet immeuble plus grand que papa, c'était trop pour moi, le monde était trop grand. Un matin j'étais au bord de la piscine alors que les autres se baignaient... et je ne comprenais pas; on boit de l'eau, notre corps est plein d'eau mais on peut mourir par l'eau moi j'aimais bien l'eau mais c'était trop profond pour moi. J'ai sentie une main me toucher l'épaule et je me suis retourné brusquement. Elle était jolie cette fille je pense qu'elle était plus âgée que moi et ses cheveux étaient tellement long j'ai eus comme l'envie de les toucher. Elle m'a souri puis on a passé un bout de temps à discuter. Les jours d'après j’étais tout le temps avec elle, c'était bien on a fait du vélo ensemble, on s'est baignées ensemble et on beaucoup rigolé. Le dernier jour il y avait une mini-fête alors on avait choisit nos habilles ensemble; des robes noirs. En discutant elle m'a avoué quelque chose, "Je ne finirai pas l'année" je l'ai regardé interloquée, je n'arrivai pas à comprendre. "Je suis sérieuse, je vais souvent à l’hôpital mes parents me disent que c'est normal. Mais avant de venir ici je les ais entendus; le médecins a dit que je ne finirai pas l'année , que mon corps ne le supporterai pas, que j'étais trop fragile.. j'ai mal. Enfin pas réellement mais mon cœur bat vite ça me fait mal.." je n'avais pas réfléchis, mes larmes avaient commencé à mouiller mes joues et je l'avais embrassé. Je ne sais toujours pas pourquoi, je voulais qu'elle se taise, non elle n'allait pas mourir, non ce n'était pas possible, elle ne le pouvait pas. J'étais rentré chez moi, et je pleurais toujours, elle allait mourir et je ne la reverrai plus. On s'était donné rendez-vous l'été prochain de façon désespéré mais elle n'était jamais venue, plus jamais.
0

Vous aimerez aussi !

Du même thème

TRÈS TRÈS COURTS

Il enfile sa gabardine, met ses lunettes, son casque-bol et enfourche sa moto. C’est une Terrot, le modèle avec des carters arrondis qu’il a repeints de couleur bordeaux. Il traverse son village ...

Du même thème

TRÈS TRÈS COURTS

« Célibataire, préparez-vous à rencontrer le grand amour sous le signe de l’eau, entouré de rouge, protégé par le chiffre 3 et chargé de l’énergie de la pierre d’obsidienne. » ...