Je hais les chiens*...

il y a
1 min
14
lectures
0

Les mots jalonnent mon existence depuis un paquet de décennies déjà. Ceux des autres comme les miens... Ma devise est fort simple, vivons heureux en attendant la mort. Et peu m'importe les ratures  [+]

Ah le chien, cet animal dégoulinant d'affection qui ne fait que vous labourer l'oreille juste après s'être égouté le zizi à l'aide d'une grande léchouille bien baveuse!
Voyez donc la vérité en face, triple buse. Lorsque vous jurez en montant sur vos grands chevaux que votre chien comprend tellement votre tristesse qu'il miaule de compassion, assurez-vous déjà qu'on ne vous a pas plutôt refilé un félin géant chez Kiloutoutou.
Deuxio, amusez-vous à ne pas donner de gamelle à votre clebs durant toute une journée et vous verrez alors son amour démesuré se lézarder fissa. Traitez-le en face de sale batard au poil filasse pour tester sa capacité à rester bonhomme. De grande gueule passant son temps libre à aboyer pour emmerder le facteur qui passe et s'effacer devant le cambrioleur qui offre un bon nonos au brave toutou. Oh c'est un bon chien cha qui va fermer sa gueule!

Quand sera enfin venu le temps de la lucidité à l'endroit de ce canidé qui passe le plus clair de ses journées à bavoter sur le paillasson tout en baillant aux corneilles, recomptant avec mesquinerie ses croquettes que Minou pourrait lui subtiliser pour en faire un collier de perles ? Même le chien chien à sa mémère haut comme trois pommes est un sacré faux cul. Y a qu'à l'observer cavaler sans discontinuer dans les rues - tel un convoyeur de fonds en rut, dans le but singulièrement ignoble de provoquer une chute occasionnant la fracture du vieux fémur de sa maîtresse pour s'en laisser convaincre!

Oui, le clébard est un être sournois, veule, campant sur ses quatre pattes plutôt que d'avoir le courage de se redresser pour assumer ses responsabilités sur deux. C'est tellement plus simple de vivre aux crochets et aux pieds d'un pauvre couillon exploité pour s'assurer de son battement de queue quotidien qui finira un jour par renverser l'hideuse soupière de Mamé Jeanne qui se brisera menu au sol laminé do...

C'est encore sans pitié qu'il ira pisser sur votre tombe le grand soir. Non pour soulager une quelconque vessie pleine mais juste histoire de témoigner une dernière fois de l'immense affection qu'il avait pour vous, la gueule en cul en poule et les crocs bavants de fausse fidélité. Paix à son miam quand même!

* À lire au second degré, au vu de certains aboiements.
0

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,