JE DESCENDAIS D'AVION

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Je commets de la poésie, ensuite des récits et des histoires courtes, des notes de lecture et d'écoute de CD, enfin des nouvelles, elles aussi courtes. Je n'ai pas demandé à écrire, mais je  [+]

De retour de vacances en Algarve, j’ai atterri à Roissy. J’avais oublié qu’à Paris en février, la température est significativement plus basse qu’à Faro ! J’avais aussi oublié que dans ces horribles bâtiments en béton brut que l’on appelle gare, il fait une température digne d’un frigo. J’ai aussitôt ressorti mon manteau et je me suis dit :
- Allez, je marche d’un bon pas pour me réchauffer et j’attrape mon train, le RER B, arrêt Charles De Gaulle 2 pour le terminal 2. (CDG 2, comme disent les habitués). Direction Paris quartier des Invalides. Je reprends le boulot demain matin.

Sac à dos en place, mais un peu serré à cause du manteau, j’ai fait au moins dix fois le tour du frigidaire géant de marque SNCF.
- C’est vrai, cette gare n’est pas la pire. Elle est battue par Massy TGV, l’horreur absolue en hiver, que ce soit le hall, ou les quais souterrains. Mais celle-ci tient bien sa place de deuxième.

J’en étais là de mes pensées climatiques quand le train est entré en gare, dans un bruit incroyable, faisant vibrer le sol par son poids de gazelle. J’étais pressé de m’asseoir car je n’avais pas dormi dans l’avion. La fatigue me plombait les paupières.

À l’ouverture des portes par dépressurisation, je me suis engouffré dans le wagon, euh ! Pardon, dans la voiture, et je me suis installé à l’une des premières places après avoir déposé mon sac à dos à côté de moi. Je me suis presqu’aussitôt endormi. Je n’ai même pas le souvenir du démarrage du train.

Puis, au bout d’un temps que je ne saurai pas évaluer, quelqu’un m’a tapé doucement sur l’épaule :
- Bonjour Monsieur, contrôle des billets s’il vous plaît.
L’esprit un peu embrumé, j’ai ouvert la poche intérieure de mon manteau que j’avais sur les genoux, et alors que des images de champs défilaient devant mes yeux, le contrôleur, après avoir observé mon ticket, m’a demandé :
- Où pensez-vous aller ?

En reliant les images du paysage, celles de l’aspect intérieur du train et la question du contrôleur, j’ai aussitôt compris que je n’étais pas dans MON RER B, mais dans un TGV.
- Il va où ?
- À Rennes, sans arrêt !
- Où çà ?!
- Je répète : Rennes, sans arrêt.
- Mince... Je reprends le boulot demain matin, moi !
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