Irrésistible Lulu !

il y a
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Plaisir, besoin, ivresse, tourment, drogue, obsession, compulsion, consolation et éclats de rire... bref, ECRIRE !!! Ecrire ma vie, vivre mon écriture. Chaque jour et toujours. Pour ma Joie qui  [+]

Il y a quelques années, je fis paraître sur Short (comme le temps passe !) deux ou trois monologues bien sentis de ma chère Lulu qui, à l’époque, s’appelait peut-être Josy ?

Ayant complété, retravaillé le texte et peaufiné la couverture (que je souhaitais un brin putassière), je me suis offert ce que seul Amazon (malgré tout le mal qu'on peut en dire !) permet d'offrir aux auteurs amateurs autoédités (Independently published ) à savoir une édition minute dans la nuit du 28 au 29 septembre (décalage horaire obligé, c’est loin Seattle !). En quelques clics  — et pas mal de sueur ! — ma façon égotiste de me souhaiter une agréable Saint Michel !

Car l'archange déplumé comptait bien ne pas passer cette soirée seul, mais en tête à tête avec "ma" chère péripatéticienne au grand cœur et au beau corps las. Certes, je l'avais inventée, cette dame flamboyante, mais désormais, à force de peaufiner son histoire et de ciseler ses mots impayables, à force de fredonner avec elle "Love me or leave me" de Nina Simone, à force de trembler avec elle quand elle entend les charentaises monter à l'assaut dans l'escalier, à force de rire de ses malheureux "zigotos" qui lui pourrissent la vie mais enflent son porte-monnaie, à force de veiller avec elle le soir de Noël pour ne pas manquer le providentiel coup de fil... eh bien, LULU fait à tout jamais partie de "ma" famille. Et c'est pourquoi je tiens à la présenter ici à mes lecteurs, à mes lectrices surtout, non pas comme une femme de mauvaise vie, mais comme un être humain de bonne compagnie... une grande sœur d'excellente compagnie et qui en vaut bien d'autres de plus respectables ! Car, très souvent, la qualité des gens n'a rien à voir avec leur pedigree social, mais tout avec leur cœur.

" En commençant ma déposition tout à l'heure, j'ai écrit, souviens-toi, j'ai commencé comme ça : "Bonjour à toi, mon inconnu ou mon inconnue, au féminin, qu'importe !" C'est vrai, je confirme, peu m'importe le genre de celui ou de celle qui me lirait, peut-être jusqu'au bout, pas sûr. Pourtant... comment dire bis ? Je ne voudrais vexer personne ici. Disons que j'aurais aimé, inconsciemment sans doute, qu'il y ait, face à ma page, beaucoup de... e ! Ce n'est pas que je me méfie des mecs, que je généralise, que je les enferme tous dans le même sac poubelle ou le même panier de crabes. Certainement pas ! Mon grand ami Geoffroy par exemple... Non ! Que mes couillus adorés se rassurent. Mais n'empêche... je crois qu'entre filles... bref, si j'avais une frangine, une vraie, une grande ou petite vraie sœur de cœur, pas comme ma PDG qui joue les commandantes dans son studio TV tout en ayant la trouille des oiseaux quand elle rapplique tous les deux ou trois ans... eh bien, c'est à elle, ma vraie frangine, que j'aurais aimé chuchoter mon secret en grand deuil. De vive voix. En nous tenant toutes les deux proches, serrées, comme autrefois, quand on avait si peur sous l'escalier. Et aujourd'hui encore, on se serait prises dans les bras, on se serait donné la main, on se serait agrippé le cœur, on se le serait soudé et on aurait tremblé ensemble délicieusement, on aurait osé le déluge à deux... et tellement ri aussi en repensant à tantine, à ses piqures et à sa voilure de bonne sœur chrétienne ! " (extrait pages 68-69)

Bref, voici infra le texte de la 4ème de couverture du livre papier qui vient donc de paraître. sous le titre "Lulu"... dans son affriolante livrée de dentelles noires et de soie rose !

Quant aux textes sur Short, je donne une unique référence (dans ma série shortienne « Portraits de dames »), lien bien entendu à copier-coller :

Paris de nos jours. C’est la veille de Noël. Quelque part dans la nuit de Pigalle, une femme parle à qui veut bien l’entendre. Elle se confie dans un souffle, sans répit. Quand une putain humiliée – mais toujours battante et souvent marrante ! – livre son cœur à nu, bien davantage que son corps flétri, quel autre être humain sera trop pressé ou trop distrait pour ne pas lui apporter en urgence ce tout premier secours : l’écoute ? En la lisant avec attention et empathie. Sans avoir le cœur trop endurci.

— https://short-edition.com/fr/mon-compte/oeuvre/portraits-de-dames-2/modifier


Bonne découverte de ma grande chérie et surtout belle empathie !
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Image de Randolph B.
Randolph B. · il y a
Je suis allé (le lien n'a pas fonctionné, mais j'ai cherché et trouvé Lulu) dérouler ta page, lu un portrait, sur huit je crois. J'y retournerai. Tu écris très bien (ce n'est pas un jugement, je ne suis pas critique littéraire), je veux dire qu'on lit avec plaisir tes textes, et par ailleurs, tu DIS des choses, tu t'exprimes, et de façon directe, personnelle. C'est rare.
Je reviens à l'irrésistible Lulu, elle a de la personnalité, du tempérament, un cœur humain. Je la respecte, comme je respecte les femmes qui louent leurs corps, et parfois plus. Je ne suis pas client, mais qui sait ? Il peut m'arriver de l'être, un jour...

Image de Bellinus Bellin
Bellinus Bellin · il y a
Bonsoir, fidèle Randolph. Merci de ta visite et de ta persévérance avec le lien défaillant ! (j'avais pourtant testé le copier-coller). Sans jamais avoir été "client" de ces dames, j'ai imaginé leur courage face à la voracité des mâles ! A leur misère sexuelle aussi… Depuis que le monde est monde… Merci pour les compliments. L'écriture est un plaisir, pour celui qui lit, et aussi pour celui qui écrit Etrange alchimie entre effort et volupté.... Je te souhaite une bonne inspiration.

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