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#instalove

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Bob Gérard

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Nous nous étions rencontrés sur Instagram sous le hashtag #Morrissey et depuis à coup de like on se reniflait le cul. Surtout moi en fait.
Elle aimait Gainsbourg et Jane Birkin, Daho et Lester Bangs, le cinéma de Jacques Tati et de Terrence Malick, les films Blow Up et Mulholand drive, la place de Furstenberg, la peinture. Elle peignait des nus.
Elle avait deux bull terriers, portait des Converse et lisait des classiques.
Chez elle il y avait du parquet, elle fumait et vivait la nuit.
Elle mettait très peu de photos d'elle. Beaucoup trop peu en fait. Aussi je considérais la vue du moindre centimètre de sa peau comme un plat de coquillettes dorées.
Elle m'avait ajouté sur Facebook et même souhaité mon anniversaire avec un message sympa sur mon mur.
Un jour elle a mis une photo d'elle assise en tailleur sur son parquet vêtue d'un simple jean slim élimé laissant apparaître ses genoux. Ses longs cheveux bruns cachaient autant qu'ils le pouvaient ses seins. En dessous de la photo cette légende  : « La danse nous aide à nous mettre à nue au propre et au figuré. »
Après avoir regardé la photo pendant 3 minutes, je me suis branlé.
Dans la nuit je me suis levé pour aller pisser avec le gourdin, je venais de rêver d'elle.
Le lendemain j'ai retourné son compte Instagram à la recherche d'un prétexte pour lui envoyer un message...
Finalement, une notification Facebook m'informa quelques jours plus tard de l'anniversaire de notre « amitiés ». L'occasion était trop belle. Comme un trou dans le grillage d'un poulailler pour un renard. Je lui ai envoyé un message pour l'inciter à passer du virtuel au réel autour d'un verre. Apres plus de 2 ans de following et 700 like je l'avais bien mérité.
« Je suis un peu débordée et.. La flemme de sortir. Tu veux passer boire une bière ? »
En bas de chez elle, il y avait un petit parc, rien d'exceptionnel, le genre de parc parfait pour faire déféquer son chien.
J'ai sonné, un type m'a ouvert la porte et m'a parlé en anglais. J'ai pas compris. Il m'a fait signe d'entrer. J'ai reconnu des peintures que j'avais déjà vu sur Instagram.
Le corps des femmes y était torturé et décharné comme pouvaient l'être les visages chez Bacon. L'œuvre était inégale mais interessante.
En anglais j’ai dis au mec que je ne parlais pas anglais. Il m'a répondu en anglais qu'il ne parlait pas francais. Il portait un t-shirt avec écrit BAD RÉPUTATION.
Bon...
Charlie a surgit de la chambre et m'a fait la bise s'excusant d'en avoir pour quelques minutes encore.
Elle était bien plus belle que j'aurais pu l'imaginer. Je me suis installé sur son canapé. Très inconfortable.
Le type est parti.
_ Un anglais a vu une de mes toiles sur Instagram et à fait le trajet depuis Brighton pour l'acquérir. Et oui Bob, Instagram ne sert pas qu'à se faire des amis. Tu veux une bière ?
_ Évidement !
_ Par contre elle n'est pas très fraîche, je suis allé au Monop en urgence...
_ C'est pas grave t'inquiète ! Ou sont tes chiens ?
_ Ils sont chez mon ex, elle est sympa, elle veut bien les garder de temps en temps quand j'ai des gens à voir pour le boulot.
Cette phrase a scellé l'issue de la soirée et confirmé mes doutes. Mais bon, j'étais là alors...
_ J'aimerais bien avoir une de tes toiles dans mon salon.
_ Tu la mettrais entre ton portrait de Bukowski et les dessins de creche de ton fils ?
_ Ça c'est une idée !
_ Il a eu deux ans non ?
_ Ouai, la semaine dernière.
Elle avait vu naître mon fils.
Instagram permet de rentrer dans la vie des gens avec tant de facilité.
Les sujets de conversations se bousculaient. Nous discutions avec beaucoup d'aisance, sans temps mort et sans se couper la parole. C'était comme si nous nous connaissions depuis toujours et qu'on se retrouvait après un long moment sans se voir.
Elle m'a proposé un médoc qui faisait bon mélange avec la vodka. J'allais pas être contrariant, j'ai avalé avec une bonne rasade de vodka légèrement diluée à la redbull.
Très vite je n'ai plus eu aucune idée de l'heure qu'il etait mais j'étais large, j'avais prévenu ma copine que je risquais de dormir chez... un pote.
J'étais suffisamment bourré pour ne plus sentir l'affreux ressort qui me rentrait dans le cul mais pas assez pour ne pas sentir sa main se poser sur ma cuisse. Et même si je n'en ai rien laissé paraître j'ai eu l'impression que mon corps était parcouru par un puissant courant électrique.
J'ai regardé sa main, j'ai posé mon verre sur la table basse, Je me suis retourné et l'ai regardé dans les yeux, des yeux dans lesquels les couchers de soleil se sentent bien. Je l'ai embrassée.
Mes doigts ont glissés dans sa culotte à la recherche d'or.
Le poil était court, elle mouillait. Putain ce qu'elle mouillait !
J'ai plongé. Deux pour le prix d'un.
Je me suis mis à genoux sur le parquet et lui ai retiré son jean. Elle a fait glisser sa culotte le long de ses cuisses et j'ai pris le relais pour la conduire jusqu'à ses chevilles mais sans la retirer. Je voulais l'avoir derrière les oreilles quand je la lècherais.
Et quel bonheur ! Juteux comme une pêche, enivrant comme de l'Absolut à la poire. J'ai saisi ses chevilles et levé haut ses jambes pour enfoncer ma langue dans son cul. Elle avait ses mains sur ses seins et gémissait.
J'étais raide et bourré mais allez savoir pourquoi, dieu m'a donné la force de bander sec. À charge de revanche.
J'ai viré ce qui me restait de frusques sur le corps et j'ai plongé.
J'ai senti que j'allais jouir dans la minute alors je suis sorti. Nous sommes allés dans sa chambre.
Au réveil peut être que des questions sur le fait de continuer ou non à nous follow allaient se poser mais nous n'en étions pas là.
Le lit était petit. La nuit serait chaude.
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